Usages et convivialité

 date

du 30/05/2012 au 15/07/2012

 salle

Maison des Arts,
Malakoff

 appréciation
 tags

Audrey Martin / Dominique Blais / Julien Prévieux / Lilian Bourgeat / Maison des Arts / Mathias Schweizer / Nicolas Moulin / Raphaël Zarka / Veit Stratmann

 liens

Maison des Arts

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Alexis Cordesse - Point de vue sur Gaza
(courtesy de l’artiste)

Pour sa dernière présentation de la saison, la Maison des Arts de Malakoff a réuni une vingtaine d’artistes en choisissant des œuvres permettant d’interroger les usages et la convivialité convoquées par l’intitulé de l’exposition. En vérité, au-delà de cette déclaration d’intention, on se rend vite compte que plusieurs plasticiens font le choix de se pencher sur des maisons et paysages urbains délabrés, retournés voire hantés : la Hanted House III de Zineb Sedira, les blocs de béton de Nicolas Moulin, constitutifs d’un ensemble décharné, les tétraèdres de Raphaël Zarka, formes d’habitations biscornues, les paysages indistincts de Mathias Schweizer, les Destroyed Houses, réalisées au stylo bille, de François Trocquet. Avec ces propositions, il s’agit aussi bien de faire le constat de lieux de vie désincarnés, voire anxiogènes, que de pousser cette logique au maximum, jusqu’à distordre la réalité. Dans cette perspective, Alexis Cordesse va même jusqu’à juxtaposer plusieurs photos pour réaliser un panorama trompeur car les clichés sont pris à des heures différentes d’une même journée.

Des lieux de vie, on passe au travail sur le lieu d’exposition en retrouvant, tout d’abord, la création de Julien Prévieux, L’huissier, vue à Gennevilliers l’an passé, dans laquelle un huissier, avec son style neutre et analytique, décrit une exposition précédente. Même volonté de jeu pour Audrey Martin et Jae Ho Youn qui ont pris en photo un endroit de la Maison des Arts et l’ont multiplié sur des centaines de feuilles, invitant le spectateur à tenter de s’y retrouver.

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Lilian Bourgeat - Dispositif pour lancer des ballons de basket
(courtesy de l’artiste et galerie lange + pult, Zurich)

Comme eux, d’autres intervenants convient le spectateur à participer, dans une interactivité familière, à leurs propres œuvres, à la manière de Veil Stratmann avec ses anneaux, suites de chaises en plastique accrochées les unes aux autres en forme de cercle, ou sa Plateforme, carré de moquette mis sur piédestal sur lequel on est invité à monter. Avec Lilian Bourgeat, c’est à un basket-ball plasticien qu’on peut concourir, en faisant une boule de papier d’une feuille représentant précisément un ballon de basket. Chez Dominique Blais, une simili-salle d’attente nous accueille, ornée de sa plante verte de laquelle émane une musique d’ascenseur. En revanche, le baby-foot chromé de Fabien Verschaere ne peut être utilisé et la photographie tirée de la série Pornographie d’Édouard Levé peut donner des idées à certains, mais en dehors du lieu d’exposition uniquement…

François Bousquet
le 04/07/2012

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