Simiam Lucis

Laïka Orthodoxie

(Daath / Internet)

 date de sortie

11/09/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Daath / Electronica / Minimal / Simiam Lucis

 liens

Simiam Lucis
Daath

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Autre chronique, autre découverte, avec cette fois le projet de Bertrand Wolff que les parisiens pouvaient découvrir en concert à La Loge il y a quelques mois dans le cadre d’une soirée des Boutiques Sonores. Plus récemment on le retrouve aux côtés du percussionniste Damien Ravnich avec le projet Postcoïtum. L’ensemble est disponible chez Daath, une jeune structure basée dans le sud de la France, qui produit par ailleurs une revue sonore disponible en libre téléchargement.

Laïka, la célèbre petite chienne russe envoyée dans l’espace ne cesse d’inspirer les artistes. On se souvient du groupe du même nom, voici maintenant un concept album qui lui est entièrement consacré. Un volet du digipack résume l’histoire de Laïka, et les sept morceaux aux titres évocateurs permettent de retracer les grandes étapes du vol de Spoutnik 2.
La musique de Simiam Lucis est entièrement électronique. Une électronique pure, sobre, limpide, des sonorités chaudes, aux tonalités vintages, comme pour mieux coller au sujet (le satellite a été lancé le 3 novembre 1957). Le disque s’ouvre sur une plage ambient minimale de toute beauté, nous donnant presque l’impression d’être déjà en apesanteur sur On enduisit d’iode les parties de son corps.

Bertrand Wolff prend le temps. Amoureux des belles sonorités, il les laisse se déployer, évoluer, tour à tour bouillonnantes et frétillantes, tournoyantes et glissantes, évoluant progressivement de l’abstraction vers de subtiles mélodies, à l’image du final de H3/Régulation thermique qui nous rappelle le Dr. Who du BBC Radiophonic Workshop. La musique de Simiam Lucis crée à la fois un sentiment de douceur (drones feutrés de H4/Radiations solaires) et de léger malaise, usant de graves sonorités ou légers bruitages d’accompagnement, allant jusqu’à l’évocation mystique avec les chœurs de H5/Asphixie qui signent la fin de Laïka.
Enfin, il s’agit là d’une musique toute en longueurs, qui s’étale et qui prend le temps de se construire. Ainsi le caudal 2570 apparaît extrêmement expérimental, succession de crachotements, crissements et piaillements qui laissent petit à petit la place à des pulsations de basses et un feu d’artifice de bleeps pour un final quasi kraftwerkien.

Pour amateurs d’une électronique limpide et minimale, entre ambient et electronica mélodique, Laika Orthodoxie est un petit bonheur.

Fabrice ALLARD
le 08/07/2012

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