Füxa

Electric Sound Of Summer

(Rocket Girl / Import)

 date de sortie

07/05/2012

 genre

Rock

 style

Psyché Rock / Space Rock

 appréciation

 tags

Füxa / Psyché Rock / Rocket Girl / Space Rock

 liens

Rocket Girl
Füxa

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Il est surprenant de se rendre compte qu’il aura fallu plus de dix ans à Füxa pour proposer un nouvel album quand on regarde le tracklisting de cet Electric Sound Of Summer. De fait, sur neuf morceaux, trois sont des reprises et (seulement) six des compositions originales. Pour autant, il ne faut dénigrer le travail d’arrangement et de réinterprétation des États-uniens qui passent ainsi au tamis de leur space-pop, mâtinée de rock psyché, des titres qu’on peut connaître par ailleurs.

Précisément, le Cheree de Suicide voit la batterie se faire nettement plus présente que sur l’original, des chœurs réverbérés (œuvre de Dean Wareham, de Galaxie 500 et Luna), une guitare acoustique et un piano intervenir et le morceau étirer son dispositif sur dix minutes. Tandis que ce travail donnait au morceau originel un aspect moins sombre, c’est un procédé un peu inverse qui s’opère sur Our Lips Are Sealed : le chant filtré de Sarah Peacock (de Seefeel), quasi-atone, et le relatif dépouillement de l’instrumentation font du titre des Fun Boys Three quelque chose d’inquiétant. Enfin, le piano-voix de Daniel Johnston pour Some Things Last A Long Time se mue en sorte d’harmonium-voix féminine de Britta Phillips (elle aussi de Luna) mais conserve assurément son côté poignant.

Au-delà de ces trois reprises, le reste de l’album déroule habilement le propos du groupe, entre synthés caractéristiques, chant aérien, sonorités kaléidoscopiques et apports de lignes de guitares agrémentées de fuzz et delay. Parfois, cependant, ces dernières délivrent leurs partitions à la limite du trop-plein ou du pompier (sur SWF Twenty-O-Two, par exemple) mais il est vrai que ce style musical n’est que rarement avare de cette emphase et qu’il requiert même d’en passer par là. À l’inverse, le morceau-titre dure à peine trois minutes et reste assez sage dans son développement alors qu’on aurait pu penser qu’il se déployât davantage. Au total, Randall Nieman et ses comparses parviennent quand même à gagner sans peine l’attention d’un auditeur conquis par l’accessibilité de Füxa.

François Bousquet
le 24/07/2012

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