Paris Cinéma 2012 - Courts-métrages

 réalisateur

Cécile Ducrocq

Stéphane Demoustier

 date

du 29/06/2012 au 10/07/2012

 salle

Mk2 Bibliothèque,
Paris

 tags

Cécile Ducrocq / Festival Paris Cinéma 2012 / Mk2 Bibliothèque / Stéphane Demoustier

 liens

Festival Paris Cinéma 2012

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Entre deux séances de longs-métrages, Paris Cinéma est l’occasion de découvrir également quelques courts-métrages, majoritairement français et traitant majoritairement, dans une tradition bien nationale, des relations humaines, sentimentales ou non, quel que soit l’âge des protagonistes.

Dès le collège, en effet, la récréation est le moment idoine pour se confier et échanger sur ces sujets même si le cœur de Ce n’est pas un film de cow-boys est davantage le ressenti des adolescents sur leur vision du Secret de Brokeback Mountain, passé la veille à la télévision. Leur regard sur le film d’Ang Lee est un moyen pour Vincent d’exprimer, en creux, sa « sensibilité » et pour Nadia de parler de son père qui préfère les hommes. Entre vannes d’ados et rapport à l’homosexualité, Benjamin Parent signe un film rafraîchissant et plutôt bien senti.

Même thématique mais univers et âge différents avec La Tête Froide s’attache à des footballeurs de 17 ans, près de Bordeaux, dans l’équipe desquels l’arrivée d’un nouveau joueur met en émoi le capitaine grande gueule : peur de l’inconnu, jalousie et attirance amoureuse se mêlent alors. Nicolas Mesdom fait ici le choix courageux d’un sujet tabou traité avec justesse, n’éludant pas les difficultés d’une telle situation dans un milieu où une telle question conduit soit à la dérision, soit au lynchage.

Rixe et coups donnés sont également au centre du film de Manuel Schapira : à la porte d’un appartement parisien, deux jeunes se voient refuser l’entrée à une soirée, une bagarre éclate avec un invité pendant qu’un autre y assiste, interdit, et que personne ne sort de l’appartement pour leur venir en aide. Renvoyant chacun à l’interrogation classique du « qu’aurais-je fait dans une telle situation ? », Les Meutes se révèle être un court-métrage fort et percutant.

Nettement plus apaisé dans la forme, Le Pays qui n’existe pas conte un week-end en famille (père, mère et fille de douze ans) à Disneyland Paris. Bonheurs simples et moments un peu hors du temps se trouvent perturbés lorsque Jeanne découvre un texto compromettant sur le portable de son père. Désireuse de garder le secret, elle se mue dans le silence en même temps que son innocence disparaît et permet à Cécile Ducrocq, déjà très appréciée de ces pages avec son précédent court-métrage (Tout le monde dit je t’aime, vu l’année dernière ici-même), de poser un œil touchant et gracieux sur ces bouleversements intérieurs.

D’autres émois transportent le héros trentenaire de Fille du Calvaire qui, tous les jours, le temps d’un trajet sur la ligne 8 du métro parisien, raconte à un ami son processus de séduction d’une jeune femme. Pendant ces quelques stations quotidiennes, comme autant d’étapes de cette Carte du Tendre contemporaine qui s’écrit chaque jour, on suit l’évolution de cette relation : premier coup d’œil, première lettre, premier ciné, premier verre… Dans cette unité de lieu constituée par le wagon de métro, le film de Stéphane Demoustier (lui aussi découvert avec son court-métrage l’an passé) se fait peut-être un peu bavard même si, assurément, c’est la loi de ce type d’échanges.

Enfin, La Vie Parisienne arrivait à Paris Cinéma après avoir fait bonne impression au Rencontres du moyen-métrage de Brive. Cette chronique d’un couple d’enseignants se trouve ponctuée de chansons de cette variété française décalée (Katerine, Mikado, Stereo Total) qui irriguent la totalité du film : sens de l’absurde poussé jusqu’à l’expiration, second degré censément décalé mais vite pénible, son en direct et jeu approximatif des acteurs faussement naturels. Dans la lignée d’un certain cinéma français presqu’irritant, Vincent Dietschy réussit néanmoins quelques séquences plus absurdes.

François Bousquet
le 13/07/2012

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