Sujo

Eilat

(Quiet World / Internet)

 date de sortie

20/09/2011

 genre

Rock

 style

Drone / Noise / Doom

 appréciation

 tags

Doom / Drone / Noise / Quiet World / Sujo

 liens

Quiet World

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L’an dernier on vous parlait de deux productions particulièrement ambient sorties sur le label Phonospheric, dirigé par Adrian Shenton. Parmi celles-ci se trouvait un album de Ian Holloway, artiste basé au Pays de Galles dont le travail est un croisement d’ambient et de drones. Cette année c’est Ian Holloway qui nous présente son propre label dénommé Quiet World, avec une série d’albums dont nous allons vous parler dans les mois à venir.

On commence aujourd’hui avec le plus ancien, sorti fin septembre 2011. C’est la première production du label que l’on écoute, et c’est une petite surprise. Entre l’album ambient de Ian Holloway, et le nom de son label, on imaginait assez logiquement une musique proche de ce que l’on trouvait chez Phonospheric, ambient et plutôt soyeuse. C’était sans compter sur Sujo, le projet d’un artiste mystérieux, répondant au nom de Ryan Huber, également actif en tant que Olekranon.
Dans les deux cas, Ryan Huber produit une musique bien plus tendue que ce à quoi on pouvait s’attendre, à base de drones de guitares, parfois accompagnés de percussions. Ainsi, passé les 3mn d’introduction à base de tonalité épurée et grésillements, ce sont des guitares passées à la disto, très rocks, qui prennent le relai avec une mélodie lourde et répétitive, avant de s’éteindre quelques minutes plus tard dans une texture feutrée (Eilat).

La suite de l’album, lui-même composé de 4 titres de 7-10mn, ne fait que confirmer ce parti pris, avec un son globalement très rugueux, alternant fulgurances rock, tendances doom, et drones expérimentaux, jouant de ruptures et irrégularités (Caliphate), alliant mélodies noyées, textures bruitistes et guitares en apesanteur sur un Jakarta au final bruitiste et industriel.
Yatom, dernier titre de l’album se démarque un peu avec une approche plus linéaire, travaillant sur l’évolution d’un jeu de drones, bruit de moteur, souffles et textures. Un son toujours très dense, une tension permanente, des éléments répétitifs au second plan qui facilitent l’accroche, et finalement une ébauche mélodique.

On ne sait pas encore ce que nous réservent les autres disques du label Quiet World, mais cette mise en bouche est pour le moins surprenante. On conseillera donc avant tout ce disque aux amateurs de drones lourds, de distorsions et de rock expérimental.

Fabrice ALLARD
le 21/07/2012

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