Dagshenma

Zaumi

(Electroton / Internet)

 date de sortie

21/10/2011

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Glitch / Minimal

 appréciation

 tags

Dagshenma / Electroton / Expérimental / Glitch / Minimal

 liens

Electroton
Dagshenma

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Dagshenma (que l’on trouve parfois orthographié Dag Shen Ma), est le projet du japonais Higuchi Eitaro, basé à Kyoto. Actif depuis 2002 et proche du collectif SatanicPornoCultShop, on le trouve régulièrement édité sur Nu NuLAX NuLAN. Il trouve logiquement sa place chez Electroton pour qui il sort ici sa première production.

Ce disque se situe dans la droite ligne des précédentes productions Electroton chroniquées sur ces pages. Il s’agit d’un EP sur mini-CDR, rangé dans une boite transparente au format mini-DVD. Format court donc, composé de 7 titres de 3mn en moyenne. Habituellement, on qualifierait la musique de Dagshenma de croisement entre glitch, click’n cuts et minimale mais Zaumi est un travail un peu à part, plus complexe, axé sur le traitement de voix et chants du peuple Aïnou, une ethnie que l’on trouve au nord du Japon.

Le projet prend forme avec une musique aux sonorités claires, un ensemble plutôt aéré, et des cassures rythmiques qui laissent paraître des influences hip-hop bien marquées sur 100. L’objet même de ce travail qui consistait à prendre une langue ancienne et la transformer en musique moderne est parfaitement rempli, avec des samples tronquées, microscopiques, qui sont autant de sonorités rythmiques. La musique du japonais est répétitive, voire mécanique sur un 105 plus grésillant et granuleux, tandis que 112 mêle boucles et mélodies foutraques que l’on confondra avec une guitare improvisée.
Petit à petit l’objet même du projet semble s’estomper, on ne perçoit quasiment plus les voix qui se noient dans une débauche de sonorités électroniques et débris de samples, autant d’éléments qui viennent perturber les mélodies de Et111. On préférera peut-être le morceau-titre qui conclut l’album en changeant un peu le procédé : sur une boucle de piano triturée, le Japonais pose un chant traditionnel aïnou brut, non traité, laissant enfin apparaître la beauté de cette langue.

Fabrice ALLARD
le 23/07/2012

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