Guido Möbius / Guili Guili Goulag / Ravi Shardja

 date du concert

02/08/2012

 salle

International,
Paris

 tags

Guido Möbius / Guili Guili Goulag / International / Ravi Shardja

 liens

International
Ravi Shardja
Guido Möbius
Guili Guili Goulag

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L’été à Paris, c’est souvent un peu la mort d’un point de vue strictement musical. Aussi cette soirée à l’International était un peu inespérée, avec Guido Möbius en tête d’affiche qui vient de sortir un nouvel album chez Karaoke Kalk. Petite surprise en arrivant, l’International s’est agrandi. Un mur est tombé, le bar devient central, la déco a changé, mais le principe reste le même avec des concerts gratuits à partir de 21h.

On arrive un peu en retard, aussi on ne verra que le dernier quart d’heure du set de Ravi Shardja (Xavier Roux de son vrai nom) que l’on connaissait principalement en tant que membre de GOL. Seul sur scène avec une guitare lorsqu’on le découvre, le français joue d’une musique pop-rock extrêmement répétitive, entêtante, et enchaîne avec de timides ébauches mélodiques pour une courte pièce expérimentale.
Inclassable, la musique de Ravi Shardja se rapproche d’une musique folk expérimentale, un patchwork d’influences venues du monde entier, toutes époques confondues, triturées par des machines. Un concert qui se terminera à la manière d’une BO de film, un peu comme si Paris-Texas se voyait retravaillé par un platiniste.

Découverte ensuite avec une formation au nom improbable de Guili Guili Goulag qui leur confère tout de suite un certain capital sympathie. De mémoire, on trouve sur scène un bassiste, un batteur, et une harpiste, soit une formation atypique à laquelle se joint une chanteuse affublée d’une sorte de chapeau/capuche de panda. Un groupe tromignon donc !!
Musicalement, cette formation se laisse porter par différents styles en fonction des morceaux, avec toutefois une certaine dominante post-rock. On commence par exemple avec un jeu très rythmique enrichi d’un spoken word sombre, puis le groupe poursuit en jouant avec les codes d’un doom métal.
Le quatuor est visiblement déjà un peu connu, ou bien leurs amis n’étaient pas encore en vacances car la salle était ici particulièrement remplie, le public commençant à se lâcher un peu sur le 3ème titre, 2’30 montre en main avec une batterie débridée. Tantôt festive, tantôt ludique, lorgnant ensuite vers un art-rock, la musique de Guili Guili Goulag ne manque pas d’atouts. Pourtant, après 5 titres (25mn environ) on aura l’impression d’en avoir fait le tour et on remontera à l’étage.

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Guido Möbius

Il est à peine 23h quand Guido Möbius prend place. Il aura eu tout le temps d’installer un nombre impressionnant de pédales d’effets qui représentent son principale instrument de travail et la base même d’un véritable show. On ne connaissait pas vraiment cet artiste avant ce soir. Tout juste en avions nous une image a priori, liée à sa présence sur le label Karaoke Kalk.
Surprise donc en découvrant une musique particulièrement électronique, basée sur la transformation du son, la création et le déclenchement de boucles mélodiques et rythmiques. Guido Möbius dispose avant tout d’une guitare et d’un micro : il joue quelques notes que les machines vont transformer et rendre méconnaissable, il chante parfois, débutant par exemple avec une sorte de blues feutré.
Durant ce concert, ce n’est pas vraiment la musique qui retiendra le plus notre attention. Avant tout directe et festive, tout juste expérimentale ou minimale lors des enchainements, la musique de l’Allemand incite à danser et l’artiste à bien l’intention de partager sa joie d’être sur scène. Tour à tour accroupi à frapper les pédales avec entrain, puis debout à danser et déclencher ses boucles, Guido Möbius va jusqu’à lancer un chant et abandonner le micro aux spectateurs, invités à participer : le chant passe par les pédales, Guido Möbius le sample, le triture et prend plaisir à casser la frontière entre scène et spectateurs.

Nous reviendrons dans quelques mois sur cet artiste en vous parlant de Spirituals, son dernier album en date.

Fabrice ALLARD
le 13/08/2012

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