Nettle

El Resplandor : The Shining in Dubai

(Sub Rosa / Differ-ant)

 date de sortie

00/10/2011

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Improvisation / Néo-Classique / Musique de film

 appréciation

 écouter

3 titres complets (flash)

 tags

Expérimental / Improvisation / Musique de film / Néo-Classique / Nettle / Sub Rosa

 liens

Sub Rosa
Nettle

 autres disques récents
Lawrence English + Stephen Vitiello
Fable
(Dragon’s Eye Recordings)
Eluvium
False Readings On
(Temporary Residence Ltd)
Teruyuki Nobuchika
Still Air
(Oktaf)
Zane Trow
The Transient Implosion
(Room40)

Nettle est un projet mené par DJ /rupture. Initialement sous forme de duo avec le violoniste Abdelhak Rahal, le projet a pris un peu plus d’envergure et se compose actuellement de cinq musiciens auxquels se sont joint quelques invités sur ce disque. Après deux albums sortis sur theAgriculture (le label de Jace Clayton) en 2002 et 2003, Nettle revient avec un projet étonnant : composer la BO d’un remake du Shining de Stanley Kubrick dans un luxueux hôtel de Dubaï...

On se demandera finalement si tout ceci n’est pas qu’un détail. Il n’est en tout cas pas nécessaire d’avoir vu Shining pour apprécier pleinement ce nouvel et surprenant album de Nettle. Si comme nous vous connaissez DJ /rupture pour ses breakbeats et ses DJ sets breakcore, l’ouverture du disque que constitue El Resplandor risque de surprendre, simplement composée de vocalises de Lindsay Cuff que l’on retrouve un peu plus tard.
La suite n’a rien à voir, et chaque pièce est une surprise en soi. Le groupe qui s’appuie en grande partie sur une instrumentation acoustique (violon, violoncelles, guembri) joue avant tout sur la recherche, l’expérimentation et l’exploration des genres, quelque part entre folk nord africaine, néo-classique et impro bruitiste, le tout saupoudré d’effets et tonalités électroniques.

L’éclectisme est donc de rigueur dans un album qui se révèle extrêmement riche, débordant d’idées dans seulement 11 titres pour 32mn ! On passe ainsi d’une certaine liberté de forme sur Radio Flower, croisant guitare fracturée et violon grinçant, à des structures plus rigides comme sur Espina dont le jeu de violoncelle net et minimaliste nous rappelle le Kronos Quartet. L’électronique se révèle ici étonnante avec des basses de synthés rondes, presque cheap face à ces instruments acoustiques et traditionnels.
Et pourtant la formule fonctionne à merveille, avec un petit goût de nouveauté, une petite touche pétillante et excitante qui illumine ce disque. Les cordes flirtent ici avec de vieilles boites à rythme et un jeu de platine (Empty Quarters), l’humour est de rigueur sur Nakhil tandis que les expérimentations les plus difficiles se libèrent sur Simoom (Wasp Wind) avant de bifurquer vers un superbe jeu de boucles vocales psychédéliques.

On terminera cette chronique avec les cordes graves et délicates de Shining One, musique de film néoclassique accompagnée d’une basse doom et d’orgues soyeux. Improbable. Une superbe découverte, une richesse inouïe, et plusieurs fois le nom de Leafcutter John qui nous vient à l’esprit.

Fabrice ALLARD
le 31/08/2012

À lire également

Winter Family
Red Sugar
(Sub Rosa)
Mitchell Akiyama
If Night Is A Weed And Day Grows Less
(Sub Rosa)
Man
Helping Hand
(Sub Rosa)
Israel Martínez
El Hombre Que Se Sofoca
(Sub Rosa)