Mia Zabelka

m

(Monotype Records / Metamkine)

 date de sortie

30/10/2011

 genre

Electronique

 style

Contemporain / Expérimental / Spoken Word

 appréciation

 écouter

7 extraits (MP3)

 tags

Contemporain / Expérimental / Mia Zabelka / Monotype Records / Spoken Word

 liens

Monotype Records
Mia Zabelka

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Mia Zabelka est une violoniste autrichienne, reconnue comme une spécialiste du violon électrique. Son travail est souvent comparé à celui de Laurie Anderson à qui on pensera régulièrement à l’écoute de m, mais l’autrichienne va beaucoup plus loin dans ses expérimentations en explorant un registre bien plus large. Elle signe aujourd’hui sur le label polonais Monotype, un hébergement on ne peut plus logique sur un label qui se situe aux croisements de l’électronique et de l’improvisation.

Ne connaissant pas le travail de Mia Zabelka avant de mettre ce disque sur la platine, c’était avec une certaine appréhension que l’on abordait cet album, s’attendant à une musique improvisée et difficile d’accès. Au lieu de ça, le disque s’ouvre sur le magnifique Koerperklangmaschine qui tient plus des musiques électroniques et du minimalisme avec des fins pincements de cordes, boucles et dédoublements avant de finir par des nappes nasillardes. On reste plus ou moins en apesanteur sur les 16mn ambient de Opus M ses cuivres électroniques qui nous évoquent un blues sombre sur lequel quelques cordes un peu plus libres viennent virevolter sur la fin. Dans un style assez proche, Malstrom superpose drones et nappes mélancoliques.

Par ailleurs, la musique de l’autrichienne fait appel à d’autres moyens et se rapproche des musiques improvisées et des expérimentations vocales de Maja Ratkje, en particulier sur Mind Scratching, ou d’un spoken word hanté, inquiétant, évoquant un conte fantastiques à base de sorcières sur Adil’iu.
Un nouveau cap est franchi avec Tenebrae, certainement la pièce la plus difficile, croisement d’abstractions que l’on croirait sorties des laboratoires du GRM et de free rock. Le violon se déchaine, les cordes grincent, vibrent et saturent. Le disque s’achève un peu comme il avait démarré, avec un Roter Halbmond dans un premier temps extrêmement répétitif avant de convier drones grinçants, abstraits et expérimentaux.

m est un disque surprenant par sa diversité, conviant des styles variés qui risquent tour à tour de séduire et ennuyer. On notera toutefois une teinte générale nettement plus proche de Laurie Anderson, donc plutôt facile d’accès, tandis que les abstractions vocales et improvisations passent au second plan, sur des morceaux généralement plus courts. Il reste pour une une excellente découverte.

Fabrice ALLARD
le 09/09/2012

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