V/A

Party Ruiners III

(Ego Twister / Toolbox)

 date de sortie

01/11/2011

 genre

Electronique

 style

Electro / Pop / 8-bit

 appréciation

 tags

8-bit / Anne Laplantine / EDH / Ego Twister / Electro / GnG / Hypo / Pop / Ricky Hollywood

 liens

Anne Laplantine
Hypo
Ego Twister
GnG
EDH
Ricky Hollywood

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Sortie il y a près d’un an, voici la troisième galette Party Ruiners venue d’Angers. On aurait pu zapper cette chronique en prétextant un retard colossal, mais en fait on l’aime beaucoup ce disque, du coup on se fait plaisir en couchant ces quelques lignes sur le world wide web.

Pour qui ne connaitrait pas encore le label Ego Twister (il n’est jamais trop tard pour bien faire), disons qu’il s’agit d’une bande d’activistes, de fous furieux qui, en 2012 (enfin... 2011) osent encore faire la musique qui leur plait. Scandaleux ! C’est électronique, pop et ludique, bricolé diront certains, cheap ou 8bits diront les geeks.
On retrouve sur ce troisième volet quelques artistes déjà évoqués sur ces pages, certains même que l’on ne s’attendait pas à croiser chez Ego Twister. On commence par exemple avec le Bidouwap d’Anne Laplantine, complètement barré, composé avec trois bouts de ficelle et une voix flottante. Contraste colossal avec Bom py tsha de Bacalao, a priori composé dans le même esprit (rapport au titre) mais qui se révèle être d’une efficacité bluffante, tout synthés dehors, tout droit sorti des années 80s.

Pour revenir aux noms connus, citons tout de suite Hypo et Edh qui eux aussi sortent des synthés francs pour des mélodies entêtantes et une épure à laquelle nous n’étions pas habitués. Croisé cette année sur scène, Ricky Hollywood est lui aussi de la partie avec un Poster Moderne dont l’humour plein de tendresse nous avait tout de suite captivé. Plus difficile, mais bien dans l’esprit Ego Twister on retrouve enfin GNG avec un Hyperspacetogether hyper dense, poppy et sautillant.
Au rayon découvertes improbables, notons d’abord l’inattendue new wave de Katapulto, l’électro orientale et sautillante de Logosamphia ou encore la fanfare synthétique et festive de Syndrome WPW avec Le dimanche des frères Poignard. Dans un registre un peu plus habituel mais non moins réussi, on citera les sonorités ludiques de Retrigger que l’on croirait sorti d’une production Da Heard It Records, et l’electro-pop robotique, voire kraftwerkienne de 1.6.4.
Le label nous surprend enfin avec le dernier morceau, produit par GBBG Arkestra, une douce rêverie ambient comme on n’en a jamais entendu chez Ego Twister.

Avec ce troisième volet le label semble faire preuve d’une certaine maturité. Bien sûr on retrouve toujours ici une bande d’enfants pas sages, qui n’en font qu’à leur tête, mais ils le font particulièrement bien. Par ailleurs, pour ceux qui ne pourraient attendre notre chronique du volume 4, sachez qu’il est déjà disponible depuis plusieurs mois !

Fabrice ALLARD
le 11/09/2012

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