Robert Lippok

Redsuperstructure

(Raster-Noton / Metamkine)

 date de sortie

07/11/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Glitch / Minimal

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9 extraits (Flash)

 tags

Ambient / Glitch / Minimal / Raster-Noton / Robert Lippok

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Raster-Noton

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Surprise que de retrouver Robert Lippok chez Raster Noton. Principalement connu en tant que membre de To rococo Rot avec son frère Ronald (quant à lui également membre de Tarwater), on le croise régulièrement lors de collaborations avec Barbara Morgenstern. En 2004 il sort Falling Into Komëit chez Monika Enterprise, le seul album solo qu’on lui connait, qui est en fait composé de remixes d’un album de Komëit sorti deux ans plus tôt.

Fini les guitares et la voix de Falling Into Komëit, et retour à une musique purement électronique et dans la droite ligne de ce que l’on peut attendre d’une production Raster Noton. Après une introduction ambient et minimale (Unfold), on décolle avec le tempo soutenu, pointilliste, les basses rondes et les marimbas syncopés de Inphase.
Redsuperstructure est en quelque sorte une version sur disque, une réécriture pour album d’un spectacle que donna l’Allemand en septembre 2010 lors d’une soirée consacrée au label de Carsten Nicolaï. Si Robert Lippok est complètement en phase avec le label, on notera qu’il possède un son plus organique qu’il obtient en samplant des instruments acoustiques ou en travaillant des fields recordings.

C’est ensuite par une composition à base de cassures, proche de ce que produisait la scène click’n cuts, que l’Allemand obtient ces cliquetis précis, ces claquements aiguisés que ne renierait pas Alva Noto. Des glissements légèrement métalliques habillent Whitesuperstructure et Slowdancingform de mélodies insaisissables tandis que des structures répétitives forment une base assez constante au travail de Robert Lippok.
On citera enfin Daylightastronomy qui de part sa durée (13mn) représente à lui tout seul un tiers de l’album et qui se démarque de part la participation de Beatrice Martini, harpiste italienne. On est ici moins dans l’impact : les choses se mettent en place progressivement, notes éparses, traitements, rapprochements et fusion en une nappe unique parsemée de cliquetis et bouillonnements de basses pour un final ambient.

Un très bel album, à la fois dans la lignée des productions Raster Noton, mais avec une touche personnelle qui en fait tout le charme.

Fabrice ALLARD
le 19/09/2012

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