Plaster

Platforms

(Kvitnu / Import)

 date de sortie

14/11/2011

 genre

Electronique

 style

IDM / Industriel / Minimal

 appréciation

 tags

IDM / Industriel / Kvitnu / Minimal / Plaster

 liens

Kvitnu
Plaster

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Faisant suite à Zyprex 500, EP publié début 2011, voici l’album de Plaster, duo italien composé de Gianclaudio H. Moniri et Giuseppe Carlini aujourd’hui basés à Berlin. Ils nous surprenaient alors avec des teintes sombres et un accompagnement de saxophone, fruit d’une collaboration qui a ici disparu. Que reste-t-il alors du Plaster que l’on a connu ?

La base reste là, bien présente : le duo reste campé sur ses positions, avec un gout prononcé pour les sonorités sombres, les basses ronronnantes, bouillonnantes, et les claquements qui nous font penser à la classique formule d’une electro-indus. Par contre Plaster se démarque légèrement du genre en optant pour un tempo plus posé et un certain minimalisme (Component), les rythmiques étant généralement là pour créer le mouvement sans forcément chercher à faire danser. Double Connection pourra même paraître abstrait avec ses claquements ponctués d’irrégularités tandis qu’une voix récite une phrase extraite de "Le pouvoir du moment présent" d’Eckhart Tolle.

Cela dit, les contours de la musique de Plaster sont loin d’être figés. Si la noirceur reste une composante majeure, le duo italien expérimente bien plus que n’importe quel combo electronica-indus, et s’amuse à apparaître là où on ne l’attendait pas. L’ambient-drone en intro de Structure, ponctuée de bleeps de machines, digne d’un film de science-fiction est encore dans le ton, mais on se retrouve vite dans les feux de l’enfer avec Iperstatic, entre craquements et crépitements, souffles et sifflements abstraits.
La plus grosse surprise reste toutefois le trop court Intersection, ultra-mélodique et arythmique, aux sonorités quasi acoustiques (on devine même une guitare), une petite perle electronica-ambient qui n’est en fait qu’une courte parenthèse. Les percussions lourdes reprennent position sur Trasversal, les basses ronronnent, chuintements, crépitements et cliquetis habillent cette electronica-indus d’une certaine finesse.

Un bel album, pas révolutionnaire mais fort plaisant.

Fabrice ALLARD
le 24/09/2012

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