Mindscapes

 date

du 27/06/2012 au 30/09/2012

 salle

Centrale for contemporary art,
Bruxelles

 appréciation
 tags

Ana Mendieta / Andreas Gursky / Bill Viola / Centrale for contemporary art / Francesca Woodman / Hiroshi Sugimoto / Man Ray

 liens

Centrale for contemporary art

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Phénomènes régulièrement abordés par les arts plastiques, le dévoilement du caché et les paysages mentaux trouvent une nouvelle déclinaison avec l’exposition Mindscapes présentée à la Centrale for Contemporary Art, nouveau nom de la Centrale électrique, lieu situé Place Sainte-Catherine, au centre de Bruxelles. Pour cette monstration, la commissaire Carine Fol a souhaité aller au-delà du champ de l’art contemporain en remontant jusqu’au début du XXe siècle, et s’est, par ailleurs, majoritairement fondée sur des travaux photographiques.

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Hiroshi Sugimoto - Lightning Fields 225
(courtesy Galerie Koyanagi et Galerie Axel Vervoordt)

Ainsi ceux-ci ambitionnent-ils de capturer l’immatériel, domaine caché par essence, qu’il s’agisse de la parole que tente de matérialiser Francesca Woodman, de l’Ame/Silhouette en feu filmée par Ana Mendieta, voire de la prière d’une femme saisie par Viviane Joakim. Plus généralement, fantasmagorique, mysticisme et onirisme infusent plusieurs propositions comme le Cosmic Dream de Pierre Radisic ou la vidéo The Reflecting Pool de Bill Viola. L’art photographique a ceci de particulier qu’il est capable d’attraper l’instantanéité, comme le démontrent les photogrammes de Man Ray, l’éclair zébrant de haut en bas le cliché d’Hiroshi Sugimoto, la parfaite lumière du coucher de soleil d’Andreas Gursky ou l’impeccable disposition des nuages peuplant le ciel d’Arizona pris par Stephen Shore.

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Sarah Van Marcke - The space between us (Foreign Affairs)
(courtesy de l’artiste)

Néanmoins, malgré toute la dextérité des artistes, ce qui est caché peut le rester, soit derrière le rideau couvrant la photographie de Dirk Braeckman, soit dans l’esprit de David Lynch dont une séquence de Lost Highway est mise en boucle à la fin de l’exposition. Entre la capture du fugace et la permanence du dissimulé, on découvre avec bonheur le travail de Sarah Van Marcke dans lesquelles une forme de dévoilement partiel se joue : son corps s’intègre, jusqu’à se fondre, à un paysage architectural minimaliste mais, au dernier moment, un léger décalage fait naître une impression d’inconfort.

François Bousquet
le 25/09/2012

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