Joëlle Tuerlinckx : Wor(ld)k in Progress ?

 date

du 22/09/2012 au 06/01/2013

 salle

Wiels,
Bruxelles

 appréciation
 tags

Joëlle Tuerlinckx / Wiels

 liens

Wiels

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À côté des présentations d’artistes internationaux, le Wiels se fait fort d’être un lieu où peuvent être exposés des plasticiens belges. Ainsi le centre d’art bruxellois a-t-il mis en place la triennale Un-Scene, manifestation récurrente consacrée aux jeunes créateurs locaux. C’est dans ce contexte que le lieu accueille, pour sa première grande exposition à Brxuelles, Joëlle Tuerlinckx, artiste d’une cinquantaine d’années qu’on découvre pour l’occasion.

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Vue de l’exposition

Si on perçoit bien la volonté affichée de la Belge d’échapper à la monstration classique des expositions muséales, on bascule néanmoins ici dans l’extrême opposé avec une présentation frôlant l’exhaustivité, dans une démarche dépourvue de recul et dans un geste qu’on croirait limité au déballage du contenu de son atelier (impression renforcée lorsqu’on apprend que sont également accrochés les documents ayant servi au « making of » de certaines œuvres, comme s’il fallait absolument tout mettre). De fait, la grande salle du deuxième étage du Wiels se voit remplie d’objets et créations divers, garnissant murs et sol, disposés dans des vitrines ou à même les cloisons suivant une classification se voulant thématisée : points et lignes, contours et formes, couleurs, écrans. Mais l’absence conjuguée de programme de salle détaillé et de cartel empêche l’appréhension d’un travail qui plus est peu marquant par rapport au tout-venant de la production contemporaine : formes géométriques, boules de papier, feuilles de papier journal sur lesquelles elle a tracé des lignes…

Par conséquent, quand on arrive à l’étage supérieur, on est heureux de se trouver face à une salle où l’on respire davantage, avec une dizaine d’œuvres seulement dont le léger Faux rayon noir, tentative de matérialisation de la lumière et de spatialisation du vide par l’intermédiaire de fils noirs tendus d’une fenêtre supérieure jusqu’au sol. Pour autant, nous restons largement extérieur à l’ensemble de la production de Joëlle Tuerlinckx qui, jamais, ne nous semble à la hauteur des ambitions avancées : où est la « réflexion critique sur la notion de progrès, de croissance dans l’actualité d’une relance économique affichée », sinon dans un entassement foisonnant qui finit par ne rien produire d’autre que sa propre accumulation ?

François Bousquet
le 27/12/2012

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