Bozar Electronic Arts Festival 2012 : Sendai / The Haxan Cloak / Andy Stott / Raime / The Field

 date du concert

22/09/2012

 salle

Bozar,
Bruxelles

 tags

Bozar / Bozar Electronic Arts Festival 2012 / The Field

 liens

The Field
Bozar

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Une erreur de plume dans le dossier de presse nous ayant stupidement fait rater le concert de Maja Ratkje (d’autant plus dommage que la Norvégienne était là avec le vidéaste HC Gilje), c’est avec le set de Sendai que nous débutâmes la soirée du samedi. Confortablement installés dans les fauteuils de la salle Henry Le Bœuf, on put apprécier l’electronica des Belges, marquée par un travail sur les rythmiques et fréquences, combinée avec quelques aspects mélodiques plus répétitifs. Des lignes horizontales et verticales faisaient office de visuels projetés sur le grand écran en fond de scène, oscillant telles des ondes au rythme de la musique. Un rien classique dans leur dimension très « raster-noton-ienne », ces propositions graphiques se montraient néanmoins parfaitement en accord avec les lignes sonores. Si le troisième quart du concert du duo fut plus monotone, l’ensemble peinant un peu à se renouveler, le final, avec des pulsations moins présentes et une virée en direction de l’ambient, permit de terminer sur une note positive.

Quittant la belle salle centrale, on prit le chemin de la Salle M, lieu traditionnellement dévolu à la musique de chambre et dans lequel on eut, les années précédentes, les plus belles émotions musicales. Puisque Sendai avait fini par de l’ambient, c’est dans une belle continuité qu’opéra The Haxan Cloak, jeune musicien anglais adepte de ce style. Malheureusement, après une mise en place de strates et couches sonores assurément réussie, dans une atmosphère bien sombre, Bobby Krlic ne parvint pas à intéresser outre mesure.

La brièveté de sa prestation permit de rejoindre ensuite le Terarken pour écouter quelques notes d’Andy Stott. Régulièrement croisé via ses nombreuses sorties sur Modern Love, le Britannique orienta ses morceaux vers le club, avec un approche non éloignée d’un dub industriel agrémenté de roulements extrêmement opaques.

Les concerts se chevauchant, on laissa l’Anglais pour retourner dans la Salle M et assister au set de Raime. Là encore, l’atmosphère très sombre, liée à la couleur des nappes convoquées par le duo, ne fut qu’à peine contrebalancée par les traits de guitare électrique digitalisée posés sur ces empilements. Derrière Joe Andrews et Tom Halstead, des vidéos de paysages urbains nocturnes étaient proposées, avec leurs immeubles glauques, leurs rues désertes et leurs animaux étranges, pour un résultat entre film noir et fantastique, là encore impeccablement adéquat.

Incontestable tête d’affiche de la soirée, The Field constituait indéniablement la raison de la venue d’une bonne partie du public. Pour notre part, c’était la première fois que nous voyions les Suédois, déjà encensés en ces pages pour leurs prestations scéniques. Dans leur habituelle formule en trio (batterie côté jardin, guitare et basse côté cour et Axel Willner aux machines au centre), les musiciens emportèrent rapidement l’approbation des spectateurs par leur capacité à livrer des partitions dansantes. Entraîné par les mélodies (comme celle du tube A Paw In My Face), secoué par les rythmiques et la participation de la batterie, captivé par la dimension hypnotique des titres et profitant de l’étirement des morceaux par rapport à leur durée sur disque, le public ne pouvait, de toute façon, qu’adhérer amplement à cette grosse heure d’un concert dont on profita également sans scrupules aucun.

François Bousquet
le 28/09/2012

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