Cindytalk / Philippe Petit

A Question Of Re-Entry

(Lumberton Trading Company / Import)

 date de sortie

00/11/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Cindytalk / Expérimental / Lumberton Trading Company / Philippe Petit

 liens

Lumberton Trading Company
Cindytalk
Philippe Petit

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Cela fait un petit moment que l’on n’avait pas parlé de Philippe Petit, mais ce n’est pas pour autant qu’il est inactif, loin de là. Que ce soit en solo, sous forme de collaboration avec des artistes d’horizons variés ou avec The Strings of Conscioussness, il enchaîne les sorties sur les labels les plus pointus. On s’arrête cette fois sur une collaboration que l’on trouvera inattendue, avec Cindytalk dont nous avons déjà évoqué le travail sur ces pages.

Cette collaboration se présente sous la forme d’un vinyle 12" qui abrite deux pièces d’environ 11mn. Comme on peut s’y attendre quand on connait les deux hommes, le disque contient son lot de bruitages étranges, field recordings et traitements électroniques à même de produire souffles, grincements et grésillements. Aussi la surprise provient ici de la présence d’un piano que les deux hommes se partagent.

Face A, Nanook Mit Uentshukumishiteu qui débute par une impression de field recordings, mais on a un doute : ces piaillements d’oiseaux sont très métalliques. C’est Philippe Petit qui est au piano, délivrant une lente mélodie probablement improvisée, hésitante, qui se cherche, mais dont certains motifs finissent par se détacher. Au second plan Cindytalk manipule des enregistrements ambiants et habille la pièce de bruitages mystérieux, proche de ce que l’on qualifierait une ambient industrielle. Une musique acoustique sur ambiances organiques.
Face B, on trouve A Wolf In Wolf’s Clothing et cette fois c’est Cindytalk qui est au piano. On est d’abord sous le charme de l’intro, une superbe ambient, certes assez classique, avec nappe et texture grésillante, une ambiance nocturne ponctué par le chant d’insectes. Le piano arrive doucement, les notes tombent au compte goutte, avec délicatesse, en accord parfait avec l’atmosphère générale. Mais les deux hommes n’en restent pas là, et comme sur la face A le ton monte progressivement : la matière prend du relief, les grésillements deviennent craquements, les grincements se font métalliques et on se rapproche là encore d’un univers industriel qui gagne en intensité. Le piano est encore là, toujours discret, comme une présence rassurante alors que la matière sonore frôle le bruitisme. On sera par contre un peu surpris par le final qui paraît précipité, un peu comme si les deux hommes avaient été interrompus, et ce sur les deux morceaux.

C’est court, mais c’est une très belle collaboration, certainement l’une de nos productions préférées de Philippe Petit.

Extrait :

Fabrice ALLARD
le 30/09/2012

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