Je Suis Le Petit Chevalier

L’Enfant Sauvage

(Aguirre Records / Import)

 date de sortie

15/11/2011

 genre

Electronique

 style

Drone / Expérimental

 appréciation

 tags

Aguirre Records / Drone / Expérimental / Félicia Atkinson / Je Suis Le Petit Chevalier

 liens

Félicia Atkinson
Je Suis Le Petit Chevalier
Aguirre Records

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Evoqué à plusieurs reprises via des chroniques de concerts, c’est la première fois que l’on aborde une production discographique de Je Suis Le Petit Chevalier, le projet de Félicia Atkinson. Extrêmement productive (11 albums en moins de 3 ans !!), la française expatriée à Bruxelles parsème son travail sur d’obscurs labels tels que kaugummi, I Had An Accident Records (label cassette) ou encore Digitalis Limited.

C’est via le label-distributeur Experimedia que l’on découvre ici Aguirre Records, une structure belge sur laquelle on trouve entre autre Sean McCann et Stellar OM Source. L’Enfant Sauvage prend la forme d’un vinyle 12" simplement composé d’une piste par face d’une quinzaine de minutes chacune.
Face A, on trouve No Talisman qui plonge l’auditeur dans une ambiance mystérieuse suscitée par des vocalises lointaines, éthérées, et finalement une douce mélodie qui se forme. On pénètre tout doucement dans l’univers de l’artiste par l’adjonction de bruitages, chocs, souffles et un drone subtil, instable. La surprise vient alors d’une rythmique sourde et répétitive, presque tribale qui imprime un délicat tempo et nous emmène vers des terres sauvages. Les bruitages légers deviennent fracas, la douceur devient bruitisme, et au sein de cette structure devenue purement rythmique, la voix de Félicia Atkinson tente de se frayer un chemin. Contraste entre douceur de la voix et aridité musicale.

Face B, Love. On reste ici dans un registre proche du drone, mais avec une formule beaucoup plus classique. De longues notes et nappes de guitares se croisent, lentement et en douceur, quelques claviers ondulent, l’intensité varie, la tension monte un peu mais on est bien loin d’atteindre le niveau de la face A. Au contraire, sur la longueur Love nous parait extrêmement répétitif, des motifs reviennent sans cesse et c’est un sentiment de flottement qui domine. Un morceau qui pourrait durer une heure sans jamais lasser, en mouvement permanent.

Alors que l’on était plutôt dubitatif devant les concerts de Félicia Atkinson, cette production discographique se révèle être tout à fait convaincante !

Preview de l’album :

Fabrice ALLARD
le 09/10/2012

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