Hauschka & Hildur Guðnadóttir

Pan Tone

(Sonic Pieces / Import)

 date de sortie

00/11/2011

 genre

Classique

 style

Contemporain / Expérimental

 appréciation

 tags

Contemporain / Expérimental / Hauschka / Hildur Guðnadóttir / Sonic Pieces

 liens

Sonic Pieces
Hildur Guðnadóttir
Hauschka

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Il y a quelques semaines, en chroniquant Youyoume nous notions que nous avions assez peu parlé des productions discographiques de Hauschka. En voici justement une nouvelle, qui plus est une collaboration surprise avec l’islandaise Hildur Guðnadóttir pour l’excellent label berlinois Sonic Pieces.

Bizarrement on avait du mal à imaginer comment cette collaboration pouvait prendre forme, comment le piano mécanique du premier et le violoncelle de la seconde allait cohabiter. Mais après écoute de l’album on se dit justement que c’est peut-être parce qu’ils viennent d’horizons différents que Pan Tone donne l’impression de ne ressembler à rien d’autre.
Comme on pouvait s’y attendre, le piano de Hauschka ouvre l’album de façon très mécanique, presque atone et donnant vie à quelques objets posés sur ses cordes. Le violoncelle prend timidement ses marques et on constate finalement une certaine complémentarité entre rigueur froide et émotions.

Composé de 6 titres, l’album permet aux musiciens de travailler sur la longueur avec des pièces relativement longues (7-8 minutes) lors desquelles piano et violoncelle changent régulièrement de rôle ou bien vont de pair. Hauschka domine très nettement une pièce comme #294, faisant résonner des cymbales à chaque note de piano, ne laissant entrevoir le violoncelle que lors de quelques accalmies avant de partir tous les deux dans quelques envolées.
S’il évite d’être trop démonstratif, le jeu de l’Allemand marque tout de même le disque par sa connotation expérimentale liée au piano dit "préparé" et au multiples sonorités qu’il déclenche. L’Islandaise contribue quant à elle à l’accompagnement, au liant et à l’impulsion de montées de tension, à l’image du final de black 6.

Si le jeu des deux musiciens se révèle être joliment complémentaires, on retiendra tout particulièrement #304 sur lequel ils sont en parfaite harmonie, violoncelle mélancolique et piano tout en retenue. De la même façon, mais dans un autre style, le duo conclut l’album par un explosif Cool Gray 1 au tempo étonnamment soutenu.

Une excellente surprise pour tous les amateurs d’expérimentations acoustiques et les fans des deux musiciens.

Fabrice ALLARD
le 18/10/2012

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