Innercity

Terrestreality

(Aguirre Records / Import)

 date de sortie

11/11/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Krautrock / Minimal

 appréciation

 tags

Aguirre Records / Ambient / Innercity / Krautrock / Minimal

 liens

Aguirre Records
Innercity

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Voici quelques jours que l’on évoquait le label Aguirre, à l’occasion d’une chronique d’un album de Je Suis Le Petit Chevalier. Nous ne pouvons pas parler de tout ce qui sort, mais nous souhaitions tout de même avoir une idée un peu plus précise du champ d’exploration de la structure belge. Après avoir écouté un album de Charlatan et un split Nova Scotian Arms / Motion Sickness Of Time Travel, on note une certaine dominante de drones électroniques, de synthés vintages et krautrock planant.
C’est finalement l’album de Innercity que l’on retient pour cette seconde chronique du label, projet de Hans Dens qui sortait ici sa troisième production pour Aguirre Records.

Ce qui nous aura marqué sur ce disque par rapport aux artistes évoqués plus haut, c’est sa richesse, la diversité des styles là ou Charlatan par exemple reste très constant au fil des 7 titres qui composent Equinox.
Ainsi Terrestreality semble être tout d’abord dans une veine assez classique pour le label, débutant par les nappes de synthés et boucles un peu nasillardes de The Lil Green Builders Carry On, mais les vocaux incantatoires de Opiate Vague nous rappellent une certaine witch house qui restera un cas isolé. On change encore de registre avec les boucles et arpèges analogiques de Perception ou Anti-Earth qui nous projettent quant à elles dans les années 70 avec le krautrock planant de Tangerine Dream. Ces pièces assez courte servent de référence, mais le groupe semble aimer ce procédé, utilisé de façon beaucoup plus convaincante, plus originale aussi sur les 7mn de Pai Apnap / Pai Non, une stase électronique bouillonnante, un titre doux, minimal et spatial.

Encore une approche complètement différente avec Grind At Heart, marqué par un drone électronique nasillard et saturé duquel s’échappe une mélodie grésillante. Encore une fois minimal et addictif. Pour changer, Hans Dens s’essaye à l’intégration de field recordings sur The Fruits Have Left Your Baskets And Gone Home To Feed The Apes avant d’adopter un ton plus bruitiste sur la fin de l’album. Magma grésillants et grognements sur Cross Stone-Desert 23 Eagle-Headed And Feathered Humanoid Skeletons Head For Luna Lake, textures granuleuses sur les 9mn de Baby Food auxquelles se mêlent des boucles toujours planantes et accrocheuses. Parfaite définition d’une ambient-noise.

Innercity fait parti de cette nouvelle génération qui donne une nouvelle vie aux vieilles machines, empruntant d’une part aux années 70 (krautrock, drone) et intégrant d’autre part des composantes glitch et noise. Deux univers a priori éloignés qui se rencontrent ici avec succès !

Fabrice ALLARD
le 21/10/2012

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