Vestígios

 chorégraphe

Marta Soares

 date

13/10/2012 et 14/10/2012

 salle

Le 104,
Paris

 appréciation
 tags

Le 104 / Marta Soares

 liens

Le 104

 dans la même rubrique
05/08/2016 et 06/08/2016
Beats
(Square des Amandiers)
01/08/2016
Bataille
(Parc de la Butte du Chapeau Rouge)
15/04/2016
L’Homme aux Cent Yeux (La Grande Revue)
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
03/02/2016 et 04/02/2016
La Chaise Humaine
(Auditorium St Germain des Prés)

Si la désignation d’ « installation chorégraphique » proposée par le programme de salle peut sembler un peu pompeuse a priori, il est vrai qu’elle correspond plutôt bien à la proposition de Marta Soares. Allongée sur une grande table et recouverte de sable, la Brésilienne n’en bougera pas mais son corps sera progressivement dévoilé, à mesure qu’un large ventilateur soufflera le sable. En écho à cette divulgation, des vidéos sont projetées sur deux grands écrans : un rien tautologiques, celles-ci sont concentrées sur des vestiges préhistoriques indigènes balayés par le vent. Autre composante du dispositif, plus intéressante, la bande-son mêle captations du vent et du souffle de la nature avec quelques crépitements et autres samples pour un résultat à la fois enveloppant et inquiétant. Même réussite pour le jeu sur la lumière, les éclairages conduisant le sable à prendre des teintes tantôt blanches, tantôt mordorées ou jaune vif.

Placée au centre de la salle, la table sur laquelle se tient Marta Soares peut donc être contournée par les spectateurs qui font le choix de rester debout ou de s’asseoir, de ne pas changer de place ou de faire le tour de l’espace, renforçant la dimension « installation » du projet. La révélation progressive et inexorable du corps de la chorégraphe joue évidemment sur la poésie et une forme de délicate surprise (on ne sait jamais quel morceau de corps va apparaître en premier, le ventilateur restant maître du jeu) bien que le tout soit terriblement statique. Ceci dit, cette lenteur renvoie bien au mécanisme des fouilles que les archéologues ne dévoilent qu’avec énormément de patience comme si ces « vestiges » se méritaient, en quelque sorte.

François Bousquet
le 19/10/2012

À lire également

27/03/2011
Présences Electronique
(Le 104)
du 22/09/2012 au 17/03/2013
Par Nature
(Le 104)
31/03/2012
Présences Electronique
(Le 104)
01/04/2012
Présences Electronique
(Le 104)