altered natives’Say Yes to Another Excess-TWERK

 chorégraphe

François Chaignaud

Cecilia Bengolea

 date

du 24/10/2012 au 28/10/2012

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 appréciation
 tags

Cecilia Bengolea / Centre Pompidou / François Chaignaud

 liens

Centre Pompidou

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Bien décidés à explorer un large éventail de l’art chorégraphique, Cecilia Bengolea et François Chaignaud s’attachent, avec altered natives’Say Yes to Another Excess-TWERK au clubbing et à plusieurs danses créées en boîte de nuit. Ainsi, leur nouvelle proposition voit cinq interprètes (outre eux deux, des danseurs professionnels mais aussi un vogueur) envisager une forme de mix entre dance, hip-hop, house et un grand nombre de leurs dérivés. La transformation du plateau en dancehall est d’autant plus prégnante que les DJ londoniens Elijah et Skilliam sont installés côté jardin, placés derrière leurs platines et chargés de l’accompagnement sonore indiscontinu.

Lorsqu’on entre dans la salle, la soirée a commencé, les cinq danseurs tournoyant déjà sur le plateau, bras tendus à la perpendiculaire et pieds effectuant de rapides rotations. La suite de l’heure de spectacle, si elle ne témoigne pas d’une grande logique dans son montage, permettra d’alterner solo, duos et chorégraphies de groupe, dans des tenues proches de celles des « fluokids » (tenues bariolées, perruques) et avec des mouvements régulièrement empreints d’une profonde tension sexuelle. À ce titre, hanches et fesses remuent un maximum sur scène, notamment dans une sorte de mille-pattes final dans laquelle chacun, dos au public, cale le haut de son corps sous le fessier de l’autre, si bien qu’on ne voit plus que les fesses et les jambes des interprètes.

Énergique jusqu’à l’extase jouissive, la création de Bengolea et Chaignaud constitue donc un nouveau moyen de rapprocher tradition chorégraphique (quelques postures et déplacements y font directement écho) et relents d’une expérience nettement plus populaire. Dans un tel contexte et bien qu’invitée à interagir grâce à des fils lumineux venant zébrer le plafond scénique comme celui des rangées de fauteuils, la salle reste bien sage, voire légèrement en retrait alors que tout indiquait qu’elle aurait pu se secouer à l’unisson des danseurs. De fait, pour une fois, on en vient même à regretter que les spectateurs ne se mettent pas debout et participent, de leurs sièges, à la transe dansante des interprètes.

François Bousquet
le 31/10/2012

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