Gareth Dickson

 date du concert

04/11/2012

 salle

Au Salon,
Paris

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Au Salon / Gareth Dickson

 liens

Gareth Dickson

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Passé à l’appartement montmartrois dit du « Septième ciel » en mai dernier, c’est dans un autre logement, au pied de la butte cette fois-ci, que Gareth Dickson se produisait en ce début de soirée dominicale de novembre. Dans la boutique, transformée en appartement, transformé en lieu de concert, appelée « Au Salon », une bonne trentaine de personnes se massait pour assister à la prestation d’un musicien dont nous avions, pour notre part, peu goûté l’album paru l’hiver dernier sur 12k. Pour autant, pariant sur une traduction live plus intéressante, on avait quand même fait le (court) déplacement dans le toujours sympathique et convivial appartement.

Autour de 19h30, l’Écossais prit place, armé de sa guitare acoustique amplifiée, pour une heure d’un concert constitué d’une suite de morceaux, chantés pour la plupart, avec, comme support instrumental, des arpèges répétés. Présenté en début de chaque titre, chaque arpège se trouvait ensuite réitéré indéfiniment, tout d’abord dans des introductions assez étirées, puis sous le chant. Par principe, le travail sur la rémanence et la répétition n’est pas forcément condamnable, pouvant conduire à installer une ambiance circulaire et lancinante, mais il peut aussi rapidement basculer dans quelque chose assimilé à du radotage. Ici, ce nous sembla plutôt être le cas, d’autant plus que, pour tout effet autre, Gareth Dickson opta pour un écho (sur sa voix et sur sa guitare) strictement inchangé pendant tout son set, sans variation aucune, pas même pour mettre fin au mini-larsen qui se fit jour.

Dans un tel contexte, l’heure de concert nous paru s’éterniser, tandis qu’une partie du public paraissait captivé et qu’une autre semblait davantage partager notre point de vue. Pour autant, silence et attention régnaient dans le petit espace et le musicien britannique loua une telle qualité d’écoute, comme il salua David Wenngren, qui était dans le public, l’ayant accompagné sur la partie espagnole de sa tournée. Au vu du concert du soir, on regretta alors amèrement qu’un set du Norvégien (sous son nom propre ou celui de Library Tapes) ne fut proposé aux Parisiens. En conclusion de notre recension de Quite A Way Away, nous évoquions une « monotonie qui s’écoute, certes poliment, mais sans véritable passion » ; en sortant du Salon, nous n’avions rien d’autre en tête.

François Bousquet
le 06/11/2012

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(12k)