The Third Eye Foundation

 date du concert

15/11/2012

 salle

Bibliothèque François Villon,
Paris

 tags

Bibliothèque François Villon / Matt Elliott / The Third Eye Foundation

 liens

The Third Eye Foundation
Matt Elliott

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Pendant un mois, les bibliothèques et médiathèques de la Ville de Paris organisent un festival, intitulé « Monte le Son », qui accueille une quinzaine de concerts gratuits, d’artistes globalement électroniques (Étienne Jaumet, Kumi, Hypo & EDH, Egyptology ou Rubin Steiner). C’est à cette occasion qu’il nous est donné de revoir sur scène The Third Eye Foundation, projet mis en sommeil pendant une dizaine d’années pendant que Matt Elliott développait sa carrière sous son nom propre.

C’est au premier étage de la Bibliothèque François Villon (située à quelques mètres de la Place du Colonel Fabien), au beau milieu de l’espace musique, entre les bacs de disques, que l’Anglais était installé, assis derrière son laptop et ses autres machines, et avec, face à lui, un public consistant et connaisseur. Sans surprise pour qui connaît la production de The Third Eye Foundation, ce fut une heure de drum’n’bass, mâtinée de trip-hop, qui fut livrée, avec toutes les caractéristiques que sait déployer le Britannique : rythmiques en roulement assez éclatants, proches d’interventions d’une caisse claire, basses appuyées, voix évanescentes, quasi-fantomatiques en arrière plan. Précisément, ces dernières, bien que majoritairement préexistantes et lancées au fur et à mesure, pouvaient aussi émaner d’incursions directement insérées, grâce à un micro, par Matt Elliott.

Partant de ce matériau, on apprécia également la capacité du musicien à faire évoluer progressivement ses morceaux, de façon à composer un set homogène et évoluant sans à-coups. L’accélération du tempo à un moment, l’intégration de vocalises ou la mise davantage en avant de celles-ci, le passage à des pièces moins rythmées ou encore la présence d’un titre peu éloigné du dubstep participaient ainsi à l’architecture d’une prestation conclue par un rappel. S’il est vrai que notre position un peu excentrée nous donna l’impression d’un son un peu lointain, avec un rien trop de basses par rapport aux autres éléments utilisés, nous pûmes également nous rendre compte qu’une telle musique s’écoute probablement mieux debout, de façon à pouvoir onduler et se mouvoir au rythme des frappes précises de Matt Elliott. Quoiqu’il en fut, on fut, pendant l’heure de concert, empli de la joie de retrouver une musique que l’on fréquente moins qu’à une certaine époque mais qui n’a perdu, ni de sa vigueur, ni de sa faculté entraînante.

François Bousquet
le 19/11/2012

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