Bernhard Fleischmann

I’m Not Ready For The Grave Yet

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

05/10/2012

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Bernhard Fleischmann / Electronica / Morr Music

 liens

Bernhard Fleischmann
Morr Music

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Annoncé lors de sa venue à Paris en juin dernier, le nouvel album de Bernhard Fleischmann voit l’Autrichien se charger de l’ensemble des composantes, qu’elles soient instrumentales ou, et ce doit être la première fois, vocales. Respectant, depuis dix ans, une forme d’alternance entre disques comme cet I’m Not Ready For The Grave Yet, fait d’un seul CD et de morceaux originaux, et doubles albums souvenirs de lives passés, le Viennois propose donc cette fois-ci dix pistes entièrement chantées aux lignes musicales un peu différentes de ce à quoi il nous avait habitué jusqu’alors.

Sur le plan électronique, tout d’abord, les couches rythmiques s’empilent régulièrement, allant même jusqu’à créer des sortes de décalages en apparence désynchronisés (Who Emptied The River, At Night The Fox Comes) ou à se parer d’atours presqu’organiques (Some/Others/My Husband). Côté instruments réels ensuite, une guitare se trouve fréquemment convoquée, qu’elle soit saturée (Tomorrow, Who Emptied The River, This Bar), placée, avec ses arpèges, au centre du titre (Beat Us) ou amenée à dialoguer avec un vibraphone (l’ambitieux et joliment alambiqué Lemminge). Enfin, sur le plan de l’ambiance générale, le morceau caudal tente une incursion un peu laid-back bluesée pas forcément très heureuse (Your Bible Is Printed On Dollars qu’on pourrait prendre pour un hommage à la série Californication avec son « Shake your booty/Mr Moody/It’s gonna be hot !/I’ll be DJ in hell »).

Pour autant, et en dépit de ces quelques composantes, l’ensemble de l’album se fait assez familier aux habitués de la musique de Bernhard Fleischmann : probablement car une forme de mélancolie se trouve toujours présente ou que l’Autrichien a placé un morceau avec une intervention parlée dont on devine le contenu politique (Beat Us). Au total, on tient ainsi là un album qui trouve une place un peu autre dans la belle discographie du Viennois, pas forcément le long-format que l’on conseillera pour découvrir le musicien mais assurément un album à connaître pour qui s’est déjà intéressé à ses productions.

François Bousquet
le 21/12/2012

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