Fennesz + Sakamoto

Flumina

(Touch / La Baleine)

 date de sortie

05/12/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / Fennesz / Néo-Classique / Ryuichi Sakamoto / Touch

 liens

Fennesz
Ryuichi Sakamoto
Touch

 autres disques récents
Matt Christensen
Honeymoons
(Miasmah)
Giulio Aldinucci
Goccia
(Home Normal)
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)

On était complètement passé au travers de Cendre, la précédente collaboration de Christian Fennesz et Ryuichi Sakamoto sortie en 2007. On découvrait donc le duo avec ce monumental Flumina composé de deux CD qui, après les collaborations Alva Noto / Sakamoto, n’était guère une surprise.

Par contre la musique qui en résulte nous surprend, en particulier de par le déséquilibre qui apparait entre les deux musiciens. L’album s’ouvre sur le piano contemplatif de 0318 avec au second plan de douces nappes subtilement texturées, simple habillage ambient. On pense dans un premier temps qu’il ne s’agit que de l’ouverture mais la suite confirme notre crainte : une musique très minimaliste, de belles mélodies cristallines et pour ceux qui tendront un peu l’oreille, apparaitra au second plan l’aspect légèrement granuleux et grésillant de Fennesz.
On est donc marqué ici par la grande, la trop grande discrétion de l’Autrichien et on se met à considérer ce disque comme un album solo de Sakamoto, à la rigueur produit par Fennesz. On reconnaitra toutefois un jeu plus complexe sur 0324 et 0401 avec un piano chaotique, une guitare aux cordes métalliques malmenées, un accompagnement plus fracturé, mais des pièces telles que 0327 ou 0330, certes très belles, restent proches d’une ambient néoclassique, trop classique.

Pendant un temps on se dit que Ryuichi Sakamoto a pris la responsabilité du CD1 et que le deuxième volet sera plutôt consacré à Fennesz. On se rendra bien vite compte qu’il n’en est rien : l’Autrichien est en effet quasi inexistant sur le 0405 qui ouvre ce deuxième CD tandis que le jeu du japonais est ici très contemporain, plus complexe.
Pour le reste, on est dans la droite ligne du premier disque et c’est là que surgit une impression de musique au kilomètre. Est-ce que l’on est mauvaise langue ? Blasé ? Peut-être... mais toujours est-il que l’on est un peu énervé de voir ces deux artistes se laisser aller à ce genre de production, de facilité.
Pourtant les deux hommes font quelques efforts. Un effet de reverb nous projette sous l’eau sur 0407, le son se renouvelle quand le piano semble être remplacé par un clavier sur 0409, des nappes métalliques habillent le silence sur 0417, et bien sûr les mélodies de Ryuichi Sakamoto font toujours mouche, mais cela reste trop peu.

Un sympathique album ambient, qui s’écoute plutôt avec plaisir, mais on attendait tellement plus d’une telle collaboration !!

Fabrice ALLARD
le 29/12/2012

À lire également

Fenn O’Berg
The Return of Fenn O’Berg
(Mego)
CM Von Hausswolff
800 000 Seconds In Harar
(Touch)
Simon Scott
FloodLines
(Touch)
18/02/2005
Festival Présences Electro
(Maison de la Radio)