Saito Koji

Pop

(SEM label / Internet)

 date de sortie

10/12/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Minimal

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Album complet (Bandcamp)

 tags

Ambient / Drone / Minimal / Saito Koji / SEM label

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Saito Koji est un artiste japonais extrêmement productif (8 albums en 2012, dont 5 autoproduits) que nous avions croisé à l’occasion de Beautiful, déjà édité chez SEM label en 2009. À l’époque, nous n’étions pas tout à fait convaincu par cet album d’une ambient extrêmement minimale, mais voici l’occasion de découvrir une autre facette de l’artiste.
Basé à Fukushima, c’est apparemment depuis la tragédie du 11 mars 2011 que Saito Koji a quelque peu changé le ton de sa musique. S’il a toujours travaillé avec des guitares, elles avaient tendance à être noyées dans des reverb au profit d’une ambient shoegaze. Aujourd’hui elle sont texturées, granuleuses, grésillantes mais le Japonais continue de travailler à base de boucles infinies qu’il superpose et fait progressivement évoluer.

Pop est un très court album, composé de 8 pistes d’une durée de 3 minutes. Petite particularité, sur la plupart de ses disques Saito Koji adopte exactement la même durée pour l’ensemble des pistes, à la seconde près : 2 fois 20mn sur Dreamers, 10 fois 6’09 sur On, 4 fois 4’03 sur Loop1. Peut-être un mystère à décrypter dans ces chiffres sachant que certaines durées reviennent sur plusieurs albums...
On perçoit immédiatement le changement de direction opéré avec Hello qui ouvre l’album sur une lente mélodie de guitare, proche de nappes saturées et noyées dans un souffle grésillant. Le procédé se décline sur les pistes suivantes en jouant sur les effets et leur intensité. On trouve ainsi un style légèrement plus alangui, plus apaisé sur Cry, tandis qu’une distorsion fait rugir les drones de guitares de Today ou Struggle, sur une mélodie qui garde une teinte mélancolique.

Alors que l’on avance dans l’album, le son s’éclaircit légèrement, les différentes strates qui composent ces pièces semblent se détacher. C’est déjà vrai avec Stone mais cette impression se renforce sur Wire qui donne franchement l’impression d’être construit sur drone grésillant et des nappes de guitares oscillantes bien distinctes.
L’album s’achève enfin dans un semblant d’apaisement, avec Love et son drone fragile, probablement interprété avec un archet.

Pop est un album que l’on a du mal à cerner, que l’on peut voir comme un OVNI entre ambient et rock, ou comme un album de drone mélodique. L’occasion peut-être pour le Japonais d’aborder un public nouveau.

Fabrice ALLARD
le 31/12/2012

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