Festival Nemo - Robin Fox : Laser Show

 date du concert

08/12/2012

 salle

Le 104,
Paris

 tags

Le 104 / Robin Fox

 liens

Robin Fox
Le 104

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Cela fait bien longtemps que l’on n’avait pas vu et écouté Robin Fox. Samedi dernier on profitait du Festival Némo et du concert de Ryoji Ikeda pour aller voir Robin Fox qui ouvrait la soirée avec son show laser. Un spectacle qu’on ne lui connaissait pas et qui nous intriguait, a priori bien loin de la sobriété voire de l’aridité d’un concert aux Instants Chavirés où on avait déjà eu l’occasion de le voir.

Arrivant un peu en retard, on pénètre dans une salle plongée dans l’obscurité. La musique bat son plein, le public semble être relativement nombreux, amassé devant un faisceau laser qui balaye la salle. On se fraye un chemin pour découvrir que devant, tout le monde est assis, les yeux rivés sur le laser. On ne voit pas Robin Fox et on devine qu’il se produit plutôt au niveau de la console de mixage.
La musique nous surprend. On se rappelait d’une musique très abstraite et très expérimentale alors qu’à notre arrivée dans la salle ce sont de rapides claquements rythmiques qui se font entendre, parfois entrecoupés de crissements et déchirures numériques. Le laser illustre strictement la musique, vibrant selon le même tempo et fendant l’air au gré des crissements. Le procédé et la précision de l’ensemble nous fait alors penser à Alva Noto, Pan Sonic, et bien sûr Ryoji Ikeda qui jouait après. Alors que l’on était d’abord surpris de voir l’Australien dans cette configuration, le programme de la soirée nous apparait finalement tout à fait logique.

Et puis petit à petit la musique évolue et se fait plus complexe, passant de la beauté d’un drone, d’une basse linéaire au déluge quasi bruitiste de micro sonorités syncopées. Le spectacle visuel rend la musique plus facile d’accès, mais celui-ci se situait à deux niveaux. Devant, le ballet du faisceau lumineux donne vie aux nuages de fumigènes. Classique mais toujours efficace, entre rideau de lumière et syncopes stroboscopiques.
Plus étonnant, le spectacle était aussi derrière les spectateurs et beaucoup ne le verront pas. La danse du faisceau était due au fait que derrière nous, le laser dessinait des formes géométriques, des nuages de points, des courbes mathématiques qui évoluaient au gré de la musique. On pense alors tout particulièrement aux concerts de Pan Sonic et leurs visuels basés sur la représentation graphique en live de l’onde sonore.

Une expérience audio visuelle dont on vous propose ci-dessous un petit aperçu. Nous poursuivions la soirée dans la salle 400 pour voir le Superposition de Ryoji Ikeda, mais nous ne reviendrons pas sur ce spectacle, déjà chroniqué sur ces pages suite à une représentation au Centre Pompidou.

Fabrice ALLARD
le 12/12/2012

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