Mathieu Mercier : Tenir Debout

 date

du 27/11/2012 au 12/01/2013

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Mathieu Mercier

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Après son exposition un peu décevante tenue au Crédac début 2012, c’est avec une certaine attente qu’on se rend à la Fondation d’Entreprise Ricard pour une nouvelle présentation personnelle des œuvres de Mathieu Mercier. À la différence de Sublimations, Tenir Debout se veut plus divers dans son approche, réactivant, avec une quinzaine d’oeuvres récentes, plusieurs obsessions du plasticien français plutôt que multipliant une même idée.

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Vue de l’exposition

Ainsi trouve-t-on, en écho à cette exposition du Crédac, un duo réveil/tunnel disposé sur un socle cylindrique blanc ou des propositions jouant habilement sur une démarche post-ready-made (une ceinture soclée, un rouleau de mousse mis dans un coin) ou s’intégrant à l’environnement architectural et fonctionnel du lieu qui l’accueille (des colonnes de PVC du même ton que les tuyaux conducteurs de fluides de la Fondation). Naît alors une interaction entre les pièces mêmes de l’exposition : ces colonnes grises renvoient au rouleau de mousse, une composition jouant sur l’effet de loupe est disposée en face de photographies d’un verre interrogeant la perception à travers l’eau, la ceinture peut être rapprochée d’une chemise déformée rencontrée dans la salle précédente et un homme dont on ne voit que les jambes de bois serait bien en peine d’utiliser le chapeau de la première salle.

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Sans Titre (Verres 1 à 5)
(courtesy Galerie Mehdi Chouakri, Berlin)

Avec les colonnes en PVC, Mathieu Mercier reprend aussi son travail sur les formats, déjà stigmatisé quand il avait répertorié toutes les tailles de disques. Au-delà de cette démarche, il opère également un travail sur la déformation : une grille d’acier voit son quadrillage décalé pour laisser apparaître une ouverture, une chemise est comme déconstruite sous l’effet d’objets en polystyrène. Partant, se distingue enfin un jeu sur la perception et les différentes manières de la détourner. Du Last Day Bed (dont on ne sait s’il s’agit d’un futon ou d’une pierre tombale) au chapeau dont le relief n’est qu’apparence, le Français interroge la vision du spectateur, jusqu’à cette expérience optique que relatent les photographies de verres d’eau. Placés sur une impression de lignes noires et blanches façon op art, les verres remplis d’eau ambitionnent de modifier la vision des lignes, sans qu’on sache bien si effet loupe il y a ou non.

François Bousquet
le 09/01/2013

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