Fabrice Hyber : Matières Premières

 date

du 28/09/2012 au 14/01/2013

 salle

Palais de Tokyo,
Paris

 appréciation
 tags

Fabrice Hyber / Palais de Tokyo

 liens

Palais de Tokyo

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Après avoir été très en vue au milieu des années 1990 (une grande monographie au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1995, une présence à la Biennale de Venise en 1997 couronnée par le Lion d’Or), Fabrice Hyber s’était fait moins présent ces derniers temps, hormis par des interventions ponctuelles dans l’espace public. Pour l’automne-hiver 2012-2013, c’est avec ce qu’il appelle lui-même malicieusement un « Hyber Tour » qu’il est de retour avec plusieurs expositions personnelles : à Saint-Paul de Vence, au MAC/VAL à Vitry-sur-Seine et au Palais de Tokyo, donc, dans un des espaces de l’étage intermédiaire du bâtiment (celui situé au niveau de la Seine).

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Vue de l’exposition

Puisque ces pages ont déjà pu souligner combien il était difficile d’évoluer dans le centre d’art reconfiguré, il convient de saluer la cohérence de l’exposition de Fabrice Hyber, circonscrite dans une galerie bien définie, faite de quatre salles successives et d’une coursive supérieure qui permet intelligemment d’apposer un regard autre sur les œuvres qu’on vient de voir et la manière dont le public les appréhende. De fait, la quasi-totalité des pièces présentées par le Français s’inscrit dans une démarche participative, mettant à contribution le spectateur qui passe ainsi d’expérience personnelle en expérimentation individualisée : cabanes où il faut entrer, mécanismes à actionner, etc…

Passées ces propositions, il reste finalement peu de place pour le partage et le collectif, sinon le labyrinthe de draps transparents tendus en travers de la deuxième salle et qu’on peut traverser ou au sein duquel on peut se chercher et se courir après. Même volonté de mettre le spectateur en mouvement avec la dernière salle, terrain de jeu propice à une partie de « ballon carré » (sport entre football et rugby, inventé par Hyber). Le caractère ludique de l’ensemble, présent dès l’entrée de l’exposition avec le nuage gonflable et sa pluie solidifiée par des fils de nylon, prend alors tout son sens.

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Vue de l’exposition

Accessible et direct, le travail de Fabrice Hyber se fait, par conséquent, largement séduisant, plus en tout cas que lorsqu’il se consacre aux matières premières et à leur décomposition (regroupement de légumes, fruits ou graines dans des parcages, permettant de voir leur transformation), énième plasticien à s’attacher à ce processus. De même, les nombreux esquisses et dessins préparatoires qui rythment le parcours semblent avoir été accrochés ici pour contrebalancer la dimension participative, en mettant un peu de verticalité dans la relation artiste-spectateur, et ajouter un peu de « sérieux » et de théorie à un travail plutôt léger par ailleurs et qui aurait largement pu se cantonner à cet aspect.

François Bousquet
le 12/01/2013

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