Drone À Clochettes

 date du concert

05/01/2013

 salle

Cantine de Belleville,
Paris

 tags

Cantine de Belleville / Drone À Clochettes / En veux-tu ? En v’là !

 liens

Drone À Clochettes
En veux-tu ? En v’là !

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Alors que les salles de concert font traditionnellement relâche les dix premiers jours de janvier, les petites associations organisatrices de soirées demeurent actives. Il y a deux ans, nous avions ainsi assisté, le premier samedi de janvier, à un concert programmé par le Non_Jazz et, cette année, c’est En veux-tu ? En v’là ! qui nous fit nous déplacer à la Cantine de Belleville pour retrouver Drone À Clochettes. À l’issue de la prestation du duo, en septembre 2011 à l’Espace B en première partie de Library Tapes, ces pages terminaient en avançant que leur prestation « donna assurément envie de revoir les deux Français sans trop tarder, voire d’avoir de leurs nouvelles discographiques ».

Aucune publication depuis, et, nous semble-t-il, aucun concert francilien non plus (Drone À Clochettes tourna néanmoins dans l’Ouest étatsunien en février-mars dernier) avant cette date dans la cave du lieu branché et bondé du Boulevard de Belleville. Au sous-sol, le public se pressait moins, bien que l’espace fût quand même correctement rempli au moment où les musiciens prirent place. Si le groupe s’était conformé à son intitulé lors de sa précédente prestation, ce fut beaucoup moins le cas cette fois-ci : une seule clochette fut agitée, au tout début du set, pour servir de premier élément de la première nappe tandis qu’au lieu d’un véritable drone, les Français livrèrent une forme de space-slowcore. Réverbération sur la voix de la jeune femme tout en vocalises (ou paroles difficilement intelligibles), nappes de guitare ou de mélodica et ambiance globalement mélancolique constituaient ainsi les fondements de leur demi-heure de musique.

Passant des six-cordes aux mélodicas, samplant et empilant leurs interventions, les deux interprètes proposèrent même quelques passages plus rugueux quand la guitare d’Élisa se parait de saturation ou que Thomas Robyn (celui qu’on avait connu comme moitié d’Oldine et gérant du label Le Cri de la Harpe) triturait l’ensemble grâce à ses pédales et machines. Si l’équipement un peu rudimentaire du lieu ne rendit pas forcément grâce au duo (présence d’un gros souffle émanant des enceintes), on en ressortit une nouvelle fois convaincu.

François Bousquet
le 07/01/2013

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