J.R.Plankton

Neon

(Karaoke Kalk / La Baleine)

 date de sortie

27/01/2012

 genre

Electronique

 style

Electro

 appréciation

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5 extraits (Flash)

 tags

Electro / J.R. Plankton / Karaoke Kalk

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Karaoke Kalk

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De part ses dernières productions, on avait avant tout tendance à associer le label Karaoke Kalk aux musiques acoustiques, alliant folk, jazz et autres expérimentations avec des artistes tels que Emanuele Errante, Dakota Suite, Channel In Channel Out et bien sûr Hauschka qui a sorti là ses premiers albums. Bien sûr, ce serait oublier Static ou Senking qui sont là pour nous rappeler que Karaoke Kalk ne s’arrête pas aux styles musicaux pour sélectionner ses artistes.
Cet étonnant album électro est là pour le confirmer, avec un duo formé par Robert Ohm et Jens Strüver. Ce dernier est responsable du label M=Minimal sur lequel on retrouve Conrad Schnitzler (ex-Kluster) ainsi que ses propres productions et collaborations.

Pour ce premier album, les deux hommes commencent fort. Arpèges électroniques franches et nasillardes, tempo bien marqué, voix passée au vocoder, mélodie entêtante et sonorités vintages, tout est là et contribue à faire de Musique Electronique un superbe tube d’une électro-pop on ne peut plus kraftwerkienne. Comment enchaîner après ça ?
En fait les cinq titres qui composent l’album sont tous très différents les uns des autres, aussi l’enthousiasme suscité par ce premier titre s’émousse un peu ensuite. Il est vrai que City Jungle se démarque par un style plus original avec une battucada tribale et des arpèges tournoyantes, mais justement ça tourne un peu en rond avant de virer vers des saturations évoquant un univers industriel. A mi parcours on tombe sur Sundance, une disco-funk sur laquelle on ne s’étendra pas. Léger, rétro-festif et un brin répétitif.

Les deux derniers titres s’étalent en longueur et ça tombe plutôt bien puisque le duo se rapproche ici des codes de la musique ambient. On pense vaguement à Fennesz alors que Nakamura débute par des guitares pleines de souffles crépitants, une ambient glitch qui se voit malheureusement trop vite remplacée par de gros synthés un peu baveux. On lui préférera Regen qui nous permet de revenir à une électro classique. C’est à Arpanet que l’on pense cette fois à l’écoute de ces arpèges de basses, habillées de nappes spatiales.

Un album touche à tout, hétérogène donc, qui peine à convaincre dans son ensemble. Mais les amateurs d’électro y trouveront quelques perles, le genre de petites choses que l’on écoute avec un plaisir coupable.

Fabrice ALLARD
le 14/01/2013

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