Le Cabaret Discrépant

 auteur

Olivia Grandville

 metteur en scène

Olivia Grandville

 date

du 25/01/2013 au 16/02/2013

 salle

Théâtre de la Colline,
Paris

 appréciation
 tags

Olivia Grandville / Théâtre de la Colline

 liens

Théâtre de la Colline
Olivia Grandville

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Poursuivant son travail d’exploration de l’histoire dramaturgique et chorégraphique (on avait pu voir, la saison passée, Une Semaine d’art en Avignon), Olivia Grandville s’attache cette fois-ci aux écrits d’Isodore Isou. Créateur du lettrisme, mouvement né juste après la Seconde guerre mondiale et centré principalement sur l’utilisation d’onomatopées à la place du texte, ce penseur d’origine roumaine essaima jusqu’à l’art chorégraphique où il tenta d’inventer de nouvelles formes.

La volonté de la créatrice d’opérer ce travail de mémoire entraîne tout d’abord le spectateur dans une première demi-heure passée dans les coursives et escaliers de la Colline, afin d’assister à quelques mini-performances et monologues donnés tous en même temps par les comédiens disséminés. Entre effets faciles et jeux sur le langage sonnant comme du vieux post-modernisme, la dimension arty y est à son comble. Appelant à sa rescousse Jarry, Mallarmé ou Rimbaud, Olivia Grandville se perd alors dans l’étirement de ces séquences.

Rentré dans la salle, le public est ensuite invité à véritablement se confronter à la refondation de la danse. Une dimension pédagogico-ludique est alors mise en œuvre, dans des saynètes décrivant des tentatives de ballets que les danseurs reproduisent en même temps sur le plateau. Face à cette proposition, on hésita entre premier et second degré dans l’appropriation des textes par les interprètes et de leur traduction scénique. Revint alors en mémoire le travail de Sophie Perez et Xavier Boussiron, dont nous sommes assez peu clients, tant ils peuvent se montrer fatigants à force de vouloir à tout prix faire farcesque. Alors que l’évocation de Tzara et du dadaïsme rapproche encore cette comparaison, l’ensemble trouve enfin son rythme dans les dernières vingt minutes d’un spectacle parfois intéressant mais dont on se demande quand même, en quittant la salle, s’il a bien sa place dans un théâtre national comme la Colline.

François Bousquet
le 11/02/2013

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