Sylvain Chauveau

Simple

(130701 / La Baleine)

 date de sortie

14/11/2012

 genre

Electronique

 style

Néo-Classique / Musique de film

 appréciation

 tags

130701 / Musique de film / Néo-Classique / Sylvain Chauveau

 liens

Sylvain Chauveau
130701

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Familier des musiques de films et autres bandes-son illustratrices, Sylvain Chauveau avait déjà fait paraître, en 2007 sur Type, S. (mini-album accompagnant un ballet de danse) et Nuage (bande-originale de deux films réalisés par Sébastien Betbeder). À l’époque, on avait pu souligner que ces deux disques avaient bien du mal à s’écouter à l’aveugle, sans le spectacle vivant ou le film qu’ils sont censé accompagner. Qu’en sera-t-il alors avec Simple, album qui reprend, pour le compte du sous-label de FatCat, 130701, quelques-unes des compositions écrites par le Français pour différentes œuvres cinématographiques ?

Malheureusement, et malgré la qualité de chaque morceau pris individuellement, l’ensemble peine à faire sens puisqu’en lieu et place de disques cohérents, construits autour de l’illustration d’une création unique, on se retrouve ici avec des pièces composées pour des matériaux divers, sur une période allant de 1998 à 2010, et rassemblés uniquement parce qu’elles sont toutes du même auteur. Le fait que chacun des dix-huit morceaux opère dans un registre majoritairement néo-classique (piano et cordes sont les principaux intervenants, parfois soutenus par une guitare électrique ou quelques expérimentations électroniques) aide cependant à donner une forme de consistance qu’à l’inverse, la brièveté de certains titres (onze font moins de deux minutes) dessert quelque peu.

Partant, lorsque le propos s’étend sur plus de six minutes et que chaque instrument trouve un espace suffisant pour s’exprimer, conduisant à l’échafaudage d’un résultat plus ample et ouvragé, Sylvain Chauveau trouve un juste positionnement (Within The Orderly Life). En négatif, les autres morceaux pâtissent de leur absence de durée (pourquoi Notre Étrangère, par exemple, ne se déploie-t-elle pas au-delà de ses soixante-sept secondes ?) et construisent alors un album malgré tout assez peu nécessaire.

François Bousquet
le 10/03/2013

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