Koenraad Dedobbeleer : Workmanship of Certainty

 date

du 18/01/2013 au 31/03/2013

 salle

Crédac,
Ivry-sur-Seine

 appréciation
 tags

Crédac / Koenraad Dedobbeleer

 liens

Crédac

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Political Economy of the Commodified Sign (For A.M.)
(courtesy Reception, Berlin)

Revendiquées comme « dysfonctionnelles » dans le programme de salle, les sculptures de Koenraad Dedobbeleer se situent effectivement entre le ready-made détourné, le design augmenté et le geste sculptural minimaliste. De fait, il s’agit régulièrement de proposer des créations apparemment profitables et rationnelles mais qui s’avèrent dépourvues de toute capacité utilitariste : grande porte qui ne sert à rien puisque constituée uniquement d’un double montant (Ghiberti (For V.P.)), tuyau censé permettre l’évacuation de fumées provenant d’une flamme trop petite pour en produire réellement (Political Economy of the Commodified Sign (For A.M.)), colonne d’affichage chargée de mille affiches identiques et donc devenue illisible (Für Max Und Fritzi), poêle en fonte incapable de chauffer (Though Apart From Concrete Realities) ou encore ces tabourets et bancs sur lesquels on ne peut s’asseoir.

Ce travail sur la déception porté par le sculpteur belge lui permet également de jouer sur le double sens de sa production et sur la confrontation des contrastes : l’apparente lourdeur de sacs noirs (composés en réalité de billes de polystyrène) positionnés au-dessus de blocs de ciment (Intelligent Governance), le gobelet qu’on croirait usagé mais qui lévite à quelques centimètres du sol (Various Difficulties Entailed In The Act of Recollection) ou la fontaine agrémente bois et plastique (The Subject Of Matter (For WS)).

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Vue de l’exposition

Une nouvelle fois, la disposition de ces trente-cinq œuvres dans les espaces du Crédac, naviguant dans l’atmosphère industrielle du lieu, baignées de la lumière pénétrant par les grandes façades vitrées, permet d’apprécier pleinement ces interventions d’un artiste qu’on découvre ici. Si le caractère foisonnant de son travail (dont on peut lire un écho dans les intitulés de ces pièces, abscons et censément décalés) ne le sert pas toujours, induisant une forme de répétition lorsqu’on parvient au bout du parcours, l’ensemble reste marqué par des propositions globalement intelligentes.

François Bousquet
le 25/03/2013

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