Antoine Dorotte : Forte taille en eau douce

 date

du 14/02/2013 au 13/04/2013

 salle

Galerie Édouard Manet,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Antoine Dorotte / Galerie Édouard Manet

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Après avoir été repéré (et notamment sur ces pages) dans les manifestations où se découvrent les jeunes artistes (Salon de Montrouge, exposition Dynasty au Palais de Tokyo et Musée d’art moderne de la Ville de Paris, quelques biennales), le temps est venu pour Antoine Dorotte de bénéficier d’une visibilité dans des institutions publiques. Ainsi le verra-t-on prochainement intervenir aux Champs libres de Rennes, puis au FRAC Aquitaine l’an prochain pour une monographie ; dans l’immédiat, c’est à la Galerie Édouard Manet de Gennevilliers que le jeune homme opère, par une courte exposition faite d’une grande installation, de trois estampes et d’une vidéo.

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Forte taille
(courtesy Galerie ACDC)

Remplissant trois des quatre salles du lieu, Forte taille est une sculpture située entre matière organique, industrielle et animale, sorte de gros ver serpentant dans l’espace de la Galerie Manet, passant les portes, surmontant les cimaises et remontant dans la cheminée. Faite d’extraits de morceaux de gouttière, elle témoigne d’une utilisation décalée d’une matière plutôt pauvre qu’Antoine Dorotte anoblit en la gravant, réalisant alors une eau-forte sur zinc, et en lui adjoignant une pyramide en cuivre sur laquelle coule du sulfate de cuivre bleu curaçao. Interminable et infinie, cette installation produite exprès in situ montre pourtant quelques signes de fragilité, voire de faiblesse, étant régulièrement obligée d’être soutenue par des tréteaux-béquilles en bois.

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Tubo
(courtesy Galerie ACDC)

Omniprésente, cette forme irrigue même les trois estampes puisqu’on y retrouve le serpentin sur une d’entre elles, d’une part, et le bleu ajouté au paysage noir et blanc, d’autre part. Pour ces trois petits-formats, le Français a repris sa technique de gravure qu’il expérimente encore dans la vidéo Sur un coup d’surin, recréation en 260 plaques gravées d’une séquence de West Side Story (la bataille au cran d’arrêt entre Jets et Sharks). Déployant ainsi son obsession sur trois supports différents, Antoine Dorotte trace intelligemment son chemin et confirme nos premières bonnes impressions à son endroit.

François Bousquet
le 09/04/2013

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