Spécimens

 date

du 25/11/2012 au 31/03/2013

 salle

Domaine départemental de Chamarande,
Chamarande

 appréciation
 tags

Carsten Höller / Domaine départemental de Chamarande / Douglas White / herman de vries / Mark Dion

 liens

Domaine départemental de Chamarande

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Thématique récurrente (on vient d’évoquer l’exposition Par Nature au 104), les relations entre art plastique et nature connaissent une nouvelle déclinaison avec Spécimens, proposition hivernale du Domaine de Chamarande. Depuis la rentrée 2011, le lieu a évolué avec le non-renouvellement du contrat de sa précédente directrice et semble s’être tourné vers une programmation moins en pointe qu’auparavant. Pour autant, se rendre à Chamarande, arpenter son parc et son château demeure une expérience réjouissante et Spécimens entend bien profiter de cette situation et jouer à plein l’interaction entre lieu et œuvres.

À ce titre, plusieurs plasticiens choisissent d’utiliser le lieu d’exposition pour le reconfigurer en espace de monstration de leur production : Mark Dion dispose une cabane de chasseur en bois dans un des salons et y présente des déchets et spécimens de toute sorte tandis qu’Hanna Husberg exploite toute la hauteur de l’escalier d’honneur avec un dispositif sonore et visuel composé de plusieurs écrans et d’une bande-son. Pour d’autres artistes, il s’agit plutôt de se livrer à des expériences, tels Sanna Kannisto, dont les vidéos d’insectes sont filmées au plus près de leurs sujets, ou Ivana Adaime Makac et son installation destinée à des vers à soie ainsi élevés en intérieur.

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Lucy + Jorge Orta - Madre de Dios
(courtesy Galleria Continua San Gimignano)

La nature peut également être représentée de manière plus fidèle quand Kôichi Hurita aligne des fragments minéraux issus de divers endroits de la Terre, que Lucy et Jorge Orta affichent de grandes photographies de fleurs amazoniennes ou lorsque Herman de Vries accroche au mur des prélèvements extraits de ses voyages et pérégrinations.

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Anthony Duchêne - Empyreume
(courtesy de l’artiste)

Mais c’est surtout dans des travaux plus hybrides qu’on attendait les plasticiens convoqués par l’association en charge du commissariat, afin de quitter le caractère très « museum d’histoire naturelle » que peut prendre une telle exposition. Sous ce jour, les interventions d’Anthony Duchêne se font particulièrement pertinentes, et notamment Le vélo triporteur Empyreume, fait de matériaux brûlés, fumés et grillés, et installé en majesté dans la Salle à manger des chasses du Château. De même, les photogravures d’oiseaux rendus stériles par Carsten Höller comme la structure en acier et bois de Douglas White, censée rappeler une forme éléphantesque, manifestent la nécessité d’un tel métissage.

François Bousquet
le 28/03/2013

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