Heroin In Tahiti

Death Surf

(Boring Machines / Import)

 date de sortie

18/01/2012

 genre

Rock

 style

Post-Rock / Psyché Rock

 appréciation

 tags

Boring Machines / Heroin in Tahiti / Post-Rock / Psyché Rock

 liens

Boring Machines
Heroin in Tahiti

 autres disques récents
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)
Monty Adkins
Unfurling Streams
(Crónica Electronica)
Dakota Suite | Vampillia
The Sea Is Never Full
(Karaoke Kalk)

C’est avec Philippe Petit que l’on découvrait le label italien Boring Machines, et on continue d’évoquer leurs productions quand celles-ci nous titillent les oreilles. C’est le cas de cet album composé par Valerio Mattioli et Francesco De Figuereido empruntant à la fois au psychédélisme et au western spaghetti.

Les deux artistes font partie d’une petite scène locale, appelé Borgata Boredom, basée dans l’est de Rome et représentée notamment par le label NO=FI Recordings. Immeubles décatis et paysages industriels trouvent leurs reflets dans la musique de ces artistes qui gardent une approche punk, lo-fi pour des projets expérimentaux, garage, voire noise.
La musique de Heroin in Tahiti reste très mélodique mais on retrouve dans la production ce style très lo-fi avec des guitares grésillantes qui contrastent avec les mélodies d’un surf rock joliment mené sur le bien nommé Death Surf ou encore Campomorto. D’un autre côté on pense à un croisement entre un Nick Cave instrumental et la B.O d’un Paris Texas sous acides avec Spaghetti Wasteland.

Le duo est italien, mais comme le suggère leur nom, leur univers se tourne vers la Polynésie. Besoin d’évasion peut-être, que l’on retrouve dans les coups réguliers, les percussions tribales de E Kipa Mai et plus régulièrement dans le traitement sonore des guitares aux légers effets wah wah. D’un autre côté, la rythmique lourde de Ex-Giants On Dope ou Sartana emprunte plus aux musiques industrielles, évoquant des friches abandonnées que l’on contemplerait devant un couché de soleil.

On terminera simplement avec la description que le label fait de ce disque : "Imaginez que vous buvez un daiquiri glacé sur une plage abandonnée en regardant une télé mal réglée sur laquelle est diffusé Sartana (NDLR : un film de Gianfranco Parolini) pendant que se déroulent des tests d’armes atomiques sur Mururoa". Vraiment désolé, mais on n’a pas trouvé meilleure formule !!

Ci-dessous 3 titres en écoute sur Bandcamp.
Le disque est uniquement disponible en vinyle.

Fabrice ALLARD
le 04/03/2013

À lire également

K11 & Philippe Petit
The Haunting Triptych
(Boring Machines)
Von Tesla
Raised by Clear Acid
(Boring Machines)
Chapter 24 & Philippe Petit
The Red Giant Meets the White Dwarf
(Boring Machines)
Luciano Maggiore + Francesco "fuzz" (...)
Chàsm’ Achanès
(Boring Machines)