Soto

 date

du 27/02/2013 au 20/05/2013

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 appréciation
 tags

Centre Pompidou / Soto

 liens

Centre Pompidou

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Désireux de travailler en commun avec le Palais de Tokyo, qui présente en ce moment une monographie de Julio Le Parc sur laquelle on vient de s’arrêter, le Centre Pompidou consacre sa Galerie du Musée à Jesús Rafael Soto, autre figure de l’art cinétique. Vénézuélien d’origine, installé en France avant de décéder en 2005, Soto voit ses héritiers proposer en dation une vingtaine d’œuvres au Musée d’art moderne. C’est à partir de ces créations que le lieu parisien concocte cette mini-rétrospective qui permet de parcourir l’intégralité du travail de l’artiste, des peintures aux installations volumétriques.

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Spirale
(courtesy Centre Pompidou)

En admirateur des maitres de l’abstraction que furent Malevitch et Mondrian, Soto produit des réalisations très épurées, marquées par un fort aspect vibratoire ; ainsi, lignes et fines rayures noires et blanches superposées favorisent la sensation d’une forme d’ondulation de ses œuvres. Plus encore, la Spirale, une des premières pièces de l’artiste (1955), prend une dimension vertigineuse en cumulant trois dimensions : peinture sur bois à l’arrière-plan, peinture sur plexiglas au premier plan et ombre portée de l’avant vers l’arrière des cercles. Avec cette conjonction, de simples cercles concentriques superposés peuvent effectivement figurer une spirale infinie et jouer alors sur la perception du spectateur, à la fois trompé par l’œuvre et emporté par elle. Le jeu sur la perspective sera encore plus poussé dans les années 1980 quand Soto combina carrés de peinture plus ou moins éloignés de la toile, comme s’ils étaient en mouvement, avançant et reculant, cherchant presqu’à s’échapper du châssis (Senegalés).

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Cube Pénétrable
(courtesy Centre Pompidou)

Largement mis à contribution, le public est même invité à participer aux volumes suspendus, à entrer littéralement dans cet amas de tiges pendues au plafond et, par conséquent, à faire véritablement vibrer les œuvres de la série des Pénétrables (mécanisme particulièrement goûté par les nombreux enfants présents dans l’exposition). Au milieu de celles-ci, les tiges se révèlent être d’une couleur différente, générant une mise en abyme puisqu’au sein du cube se trouve un cube interne, technique également reproduite dans des créations où des fils de nylon horizontaux sont colorés d’une autre teinte que les lignes de la toile derrière eux.

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Extension
(courtesy Centre Pompidou)

Si les autres expérimentations de Soto s’avèrent moins pertinentes (Sans Titre (Leño Viejo) et son travail sur morceau de bois ou sa Vibration Jaune dans laquelle la couleur est amplement mise à contribution), on reste ébahi devant la capacité vibratoire de quelques pièces comme cette Extension, ensemble de tiges de métal peintes sur un plan carré (4m x 3m) de formica.

François Bousquet
le 19/05/2013

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