Inlandsis / aArial

 date du concert

09/03/2013

 salle

L’Index,
Paris

 tags

aAirial / Inlandsis / L’Index

 liens

Inlandsis
aAirial

 dans la même rubrique
29/11/2016
Moskus
(Maison de Norvège)
07/11/2016
Melmac
(Pop In)

Nouvel avatar de ces appartements transformés ponctuellement en salle de concert, l’Index est un loft situé à proximité des Abbesses, qui se veut également galerie et "terrain de jeu artistique". Le samedi venu, une fois par mois, le couple propriétaire déplace ses meubles et laisse investir son salon par des musiciens. Après avoir vu les Australiens d’Heligoland début 2013, on reprit le chemin de la rue Lepic pour assister aux concerts d’Inlandsis (dont le nouvel album était disponible ce soir-là, pour ce qui s’apparentait alors à une release party) et d’aArial (musicien dont on avait apprécié un EP paru sur Imaginary Nonexistent Records il y a deux ans) pour un plateau d’electronica française pour lequel on se limitera à un bref témoignage plus qu’à une recension véritable.

Peu après 21h et devant une quarantaine de personnes, c’est le second nommé qui ouvrit les débats. Installé derrière une demie-table de ping-pong recouverte de machines et claviers, aAirial (qui vient également de publier un nouvel album sur Kahvi Collective, uniquement disponible en format digital) livra une prestation d’electronica plus homogène que le souvenir qu’on avait de ses productions. De fait, alors que son EP lui permettait d’opérer entre electronica et néo-classique, c’est principalement ce premier style qui fut convoqué ce soir. Combinée aux vidéos de François Diridollou (personnage qui, dans un style quasi-burlesque, tente péniblement de monter un escalier), la musique du Français alternait titres ambient et morceaux avec adjonction de rythmiques pour un résultat honnête mais qui aurait probablement gagné à être resserré en-deçà de ses cinquante minutes.

Place ensuite à Inlandsis, réduit à l’état de duo en cette soirée. Dans la même configuration qu’aAirial, les deux Français proposèrent un live à la construction savamment étudiée : début avec rythmiques peu présentes, montée en puissance progressive de celles-ci pour aboutir au morceau Brume en rappel, parfait exemple de l’IDM que sait fréquenter le groupe. Profitant des vidéos d’Arnold Bugnet diffusées derrière eux, les musiciens surent emballer leur public par leur conjonction de mélodies et pulsations, la richesse de leurs compositions et de leurs textures. Repartant avec l’album dans la poche, on aura assurément l’occasion d’y revenir prochainement.

François Bousquet
le 18/03/2013

À lire également

Inlandsis
Latitude
(Commission 45)
aAirial
Together EP
(Imaginary Nonexistent Records)
Inlandsis
Premiers Froids
(Arbouse Recordings)
06/03/2008
Festival Fugues 2008 (...)
(Monte en l’Air)