Balmorhea / Boy And The Echo Choir

 date du concert

29/03/2013

 salle

Espace B,
Paris

 tags

Balmorhea / Espace B

 liens

Balmorhea
Espace B

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Bien que suivant de plus en plus épisodiquement leurs parutions discographiques, c’est toujours avec bonheur qu’on a pu voir Balmorhea en concert. Si on avait pu les voir à Bruxelles fin 2011, leur précédent passage francilien remontait au printemps 2010 et c’est dans ce même Espace B que les Texans étaient à nouveau programmés pour une soirée complète depuis quelques jours.

En ouverture de ce plateau, les équipes de la Route du Rock (dont la division booking organise une ou deux dates par mois dénommées « Route du Rock session ») avaient convié Boy And The Echo Choir. Extension du travail en solo de Caroline Gabard sous le nom de Boy, ce projet se présente sous la forme d’un duo dans lequel les deux jeunes femmes livrent des balades en anglais, portées sur un folk un peu travaillé (réverbération sur la voix, guitare légèrement saturé, toucher de clavier délicat, intervention d’une scie musicale). Tandis que Caroline passait de la guitare au clavier (voire au toy-piano), Rachel Langlais resta assise derrière son instrument et accompagne, aux chœurs, sa comparse. L’ensemble s’avéra alors nullement désagréable même si probablement un peu long, compte tenu de notre inclinaison assez faible pour ce style musical.

Pour que Balmorhea puisse prendre place sur scène, il fallait réaménager complètement celle-ci, ôter les deux claviers des Nantaises, mettre tous les instruments du sextet étatsunien et laisser des passages entre chaque. De fait, comme à l’accoutumée, les musiciens passèrent leur set à changer d’instrument, chacun jouant aussi bien des guitares ou basse que des cordes (contrebasse, violoncelle, violon) ou clavier. Seul Kendall Clark restait la plupart du temps derrière sa batterie mais se trouvait également rejoint par Michael Muller ou Dylan Rieck qui se saisirent, sur un morceau, de baguettes pour frapper l’un des toms. Par rapport aux prestations précédentes du groupe, les nouveaux morceaux, principalement issus du récent Stranger, nous parurent plus électriques et marqués par un clavier plus enlevé (Artifact, Dived, Clamor). Dans ces moments, les Texans embrassèrent pleinement la dénomination post-folk, sachant conjuguer caractère acoustique, présence d’instruments à cordes et tension qu’on trouve d’ordinaire dans la scène post-rock. De même, on apprécia toujours leur capacité à combiner attaques syncopées et jeu plus lié (Coahuila) comme à alterner interventions du violon d’Aisha Burns et du clavier de Rob Lowe. Ovationné par le public, le sextet offrit enfin deux titres en rappel avant de terminer son concert, comme à chaque fois, par des vocalises a cappella alignés en front de scène.

François Bousquet
le 04/04/2013

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