Umberto / Egyptology

 date du concert

19/03/2013

 salle

Flèche d’Or,
Paris

 tags

Domotic / Egyptology / Flèche d’Or / O.Lamm / Ricky Hollywood / Umberto

 liens

O.Lamm
Flèche d’Or
Umberto
Ricky Hollywood
Egyptology

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Au moins deux bonnes raisons d’aller à la Flèche d’Or en ce mardi soir. Tout d’abord Umberto, découvert lors des Siestes Electroniques toulousaines et dont on ne se lasse pas. Ensuite les locaux d’Egyptology que l’on découvrait enfin en live après les avoir ratés plusieurs fois. Cette soirée aurait pu être l’occasion de faire quelques découvertes mais on zappera les deux autres projets, clairement plus rocks, même si Violence Conjugale ne nous laissera pas complètement indifférent.

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Umberto

Surprise vers 20h15 en voyant que c’est Umberto qui ouvre le bal. Comme à son habitude, l’Américain est seul derrière son laptop, petit clavier à ses côtés. Par contre des projections en fond de scène viennent parfaitement illustrer sa musique avec des images de vieux films d’horreur.
On n’est pas trop surpris par les premiers titres qui correspondent à ce que l’on avait déjà pu voir de Umberto. Sonorités électroniques gentiment datées, accompagnements de basses qui plombent l’ambiance et efficacité mélodique forment une musique facile d’accès, au potentiel nostalgique non négligeable. Après un concert en demi-teinte à l’Espace B tout juste un an plus tôt, on est heureux de voir Umberto visiblement plus à l’aise sur scène, avec des moyens qui ne font que mettre en valeur son live. Après 2-3 titres, l’évolution de l’artiste est clairement perceptible : les rythmiques décollent, le tempo se fait plus dur, et les bandes son de l’artiste deviennent franchement dansantes. Un parti pris clairement assumé puisque Umberto ne se contente plus de reproduire ses albums : il enchaine les titres à la manière d’un DJ set.
L’évolution est intéressante, on est totalement convaincu et on repartira avec Confrontations, son nouvel album, afin de voir comment se concrétise cette évolution sur disque.

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Egyptology

On passe donc sur Lonely Walk qui jouait en deuxième position et on arrive à Egyptology qui débutent leur concert vers 22h20. C’est tout d’abord la formation sur scène qui nous surprend. Alors que l’on imaginait Egyptology sous forme d’un duo composé par Olivier Lamm (également connu en tant que O.Lamm) et Stéphane Laporte (Domotic), c’est un trio qui se présente sur scène puisque les deux hommes sont aidés d’un batteur incarné par Stéphane Bellity, plus connu dans un tout autre rôle sous le nom de Ricky Hollywood !!
La deuxième surprise c’est la musique. Certes on avait bien une petite idée de ce qu’on allait voir, mais on abordait ce concert sans avoir écouté l’album (dont nous parlerons toutefois prochainement). Mis à part The Skies, le morceau titre servant à la promo du disque, on découvrait le groupe en live. En fait on s’attendait à plus de facilité, des mélodies plus évidentes, mais c’était sans compter sur les deux explorateurs parisiens. Aussi très vite on note la densité des éléments, une intro presque bruitiste, aux synthés ronronnants avant que les arpèges ne commencent à s’élever. Même si les synthés analogiques font ressortir de grosses influences des années 70 et 80, si rythmique et mélodies déroulent une électro-pop instrumentale, la richesse de l’ensemble brouille les pistes. La musique d’Egyptology nous évoque plutôt un kaléidoscope dans lequel se croisent 40 ans de musiques électroniques, où Pierre Henry se confronte à Supercopter.
Un excellent concert, surprenant donc, et qui nous rend encore plus curieux de l’album sorti voici un an. A suivre...

Fabrice ALLARD
le 01/04/2013

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