En Amour, il faut toujours un Perdant

 chorégraphe

Fabrice Ramalingom

 date

02/04/2013 et 03/04/2013

 salle

Le Colombier,
Bagnolet

 appréciation
 tags

Fabrice Ramalingom / Le Colombier

 liens

Le Colombier

 dans la même rubrique
05/08/2016 et 06/08/2016
Beats
(Square des Amandiers)
01/08/2016
Bataille
(Parc de la Butte du Chapeau Rouge)
15/04/2016
L’Homme aux Cent Yeux (La Grande Revue)
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
03/02/2016 et 04/02/2016
La Chaise Humaine
(Auditorium St Germain des Prés)

Pour sa septième édition, le Festival Concordan(s)e conserve le même principe de base qui en fait sa singularité : organiser la rencontre entre un écrivain et un chorégraphe, artistes qui ne connaissent pas avant et se voient commander un travail qui ne connaîtra probablement pas de lendemain. Au-delà de cette manifestation, la soirée était aussi l’occasion de découvrir Le Colombier, salle associative située au centre de Bagnolet, dédiée au spectacle vivant sous toutes ces formes, y compris les moins attendues comme les arts martiaux. Bien rempli, le petit espace accueillait ce soir-là la confrontation entre Emmanuelle Bayamack-Tam, romancière ayant publié à la dernière rentrée Si tout n’a pas péri avec mon innocence dont la presse s’est positivement fait l’écho, et le chorégraphe et danseur Fabrice Ramalingom.

À l’image du processus créatif qui tourne autour de l’échange, la proposition se concentre également sur ces questions : échange des présentations tout d’abord avec diffusion sonore d’autoportraits enregistrés de chacun des deux protagonistes tandis qu’ils s’installent sur le plateau. Échanges tarifés ensuite quand on comprend que chacun d’eux joue un prostitué et que Fabrice Ramalingom s’effeuille. Échanges de coups et corps enfin dans un ballet à la violence contenue dont on ne sait véritablement s’il tient du combat, de l’affrontement, de l’empoignade ou de l’entremêlement sauvage, pendant que la chanson de Julio Iglesias, qui donne son titre au spectacle, est jouée dans les enceintes.

Comme on pouvait s’y attendre, chaque artiste s’avère un peu plus faible dans le domaine qui lui est, a priori, étranger. Ainsi Emmanuelle Bayamack-Tam n’est-elle pas de plus à l’aise lorsqu’elle se déplace alors que Fabrice Ramalingom fait montre d’une diction un peu heurtée ou d’un débit trop rapide. Néanmoins, il reste un travail sur le couple/duo qui reste pertinent, la manifestation d’une collaboration louable et la volonté des deux créateurs de s’y impliquer physiquement et complètement.

Autres dates :
-  4 avril 2013 : Maison Rouge - Paris
-  13 avril 2013 : Bibliothèque André Malraux - Les Lilas

François Bousquet
le 08/04/2013