Présences Electronique 2013 - Leila

 date du concert

05/04/2013

 salle

Le 104,
Paris

 tags

Festival Présences Electronique 2013 / INA / GRM / Le 104 / Leila

 liens

INA / GRM
Le 104
Festival Présences Electronique 2013

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Et c’est parti pour cette neuvième édition du festival Présences Électronique, fidèle à lui même avec ses têtes d’affiches, ses découvertes et ses pionniers de l’expérimentation électronique. Le principe ne changeait pas cette année, aussi on retrouvait des concerts à 16h et 18h dans la salle 400, puis la soirée à 20h composée de quatre concerts.
Le compte-rendu du festival se fera sur 6 articles avec pour chaque journée un article relatant les concerts de 16h et 18h, puis un autre pour la soirée de la nef Curial.

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Leila

C’est donc Leila qui ouvrait le festival dans la salle 400. Nous l’avions vu en live lors de la soirée Warp 20, en 2009, à la Cité de la Musique et nous avions adoré son concert, étonnamment puissant.
On arrivera avec un petit peu de retard dans la salle, le concert ayant déjà commencé. Sur scène, Leila est cachée derrière un mur de feuilles de papier que l’on imagine rempli de notes l’aidant dans l’exécution de sa performance. Elle est accompagnée par deux musiciens, Benet Walsh au violon et Guy Sigsworth au clavier et laptop.

À notre arrivée on est surpris par le magma sonore qui envahi la salle, un son épais, dense, duquel s’échappe quelques nappes de cordes qui finissent par produire de grands glissements sonores. On aura un peu de mal à suivre la direction de ce concert et à en trouver la cohérence, Leila donnant finalement l’impression de mettre bout à bout des morceaux très différents, séparés par exemple d’un jeu de samples vocaux ("Sometimes, it’s like this / Sometimes, it’s like that", un discours sur la création artistique), avant d’embrayer sur une rythmique bien marquée, flirtant avec l’IDM.
On se posera d’ailleurs quelques questions sur cette "performance originale" quand il nous semblera reconnaitre certains passages, nous rappelant ses précédentes productions (longues nappes ambient rythmée par des bruitages évoquant un système d’horlogerie, le temps qui passe...). On y retrouvera d’ailleurs de très belles séquences, mais alors que les samples d’une voix robotique font leur apparition finale et que Leila quitte la salle brusquement, on se demandera un peu ce qui se passe. Le public applaudit, on pense d’abord qu’il y a un entracte mais non, le concert est terminé.

Une seule pensée nous viendra à l’esprit alors : "So what ?". On ne comprendra rien de ce concert, de son intention, de sa construction, mais le pire est que l’on sera persuadé en sortant de la salle 400 qu’il n’y avait rien de plus que ce que l’on en a perçu. Une étrange impression de concert vain.

Fabrice ALLARD
le 13/04/2013

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