Présences Electronique 2013 - Kazuyuki Kishino / Laurent Dailleau / Tomoko Sauvage

 date du concert

06/04/2013

 salle

Le 104,
Paris

 tags

Festival Présences Electronique 2013 / INA / GRM / KK Null / Laurent Dailleau / Le 104 / Tomoko Sauvage

 liens

KK Null
INA / GRM
Le 104
Tomoko Sauvage
Festival Présences Electronique 2013

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Nous voici en deuxième journée du festival avec une affiche toujours aussi pointue mais aussi une belle brochette d’artistes que l’on croise régulièrement.

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Kazuyuki Kishino

Le rendez-vous était pris pour 16h et le premier concert assuré par Kazuyuki Kishino, plus connu en tant que K.K. Null. Entre 2008 et 2011, le Japonais a travaillé sur Cryptozoon, une pièce de près de 3h, laissant une place importante aux field recordings. Il en présentait ce soir une nouvelle version concentrée sur un peu moins d’une heure et diffusée en quadriphonie.
D’abord conforme à ce que l’on pouvait en attendre, cette pièce débuta par de grosses déflagrations de basses électroniques. Et puis quelques minutes plus tard ce sont des cris d’oiseaux et autres bruits naturels, tirés d’enregistrements d’ambiance qui prennent le relai, rapidement suivis par des rythmiques et arpèges électroniques, répétitives et minimalistes, simples, belles et efficaces, comme ces pulsations d’infrabasses technoïdes.
Durant un peu moins d’une heure, le Japonais n’arrêtera pas de reproduire ce type d’alternance entre field recordings, électronique abstraite, limite bruitiste, et compositions mécaniques, échafaudant une pièce à la fois vivante et mécanique. Finalement pas une très grosse surprise (dans la mesure où l’on connaissait déjà le travail de K.K. Null), mais un très bon concert.

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Tomoko Sauvage

Une heure plus tard, on retourne dans la salle 400 pour la séance de 18h en commençant par Tomoko Sauvage. C’est la troisième fois qu’on la voyait en concert, avec notamment une récente prestation à l’Institut Finlandais. Beaucoup de monde déjà dans la salle 400 lors de notre arrivée, et on se retrouvera assez loin derrière la Japonaise, nous privant du spectacle de ses manipulations aquatiques.
On se "contentera" donc de sa musique qu’elle compose au gré des gouttes d’eau qui tombe dans ses bols de porcelaine. Sa console de mixage lui permet de sélectionner les bols qu’elle veut, débutant uniquement par le plus grave, répétitif, créant un tempo mécanique. Petit à petit les autres bols apparaissent, commençant à esquisser des mélodies incitant à la contemplation. Tomoko Sauvage joue alors avec l’eau qu’elle fait onduler afin de créer un effet de vibrato, ou qu’elle transvase d’un bol à l’autre.
On perdra ensuite un peu le fil. Alors que les éléments se multiplient, la musique nous parait plus abstraite et le fait de ne pas voir la musicienne jouer nous empêchera de faire la connexion entre le geste et les sons. On reconnaitra par contre la dernière séquence lors de laquelle Tomoko Sauvage ajoute de l’eau gazeuse à ses bols, apportant quelques grésillement à une musique jusque là parfaitement limpide.
Une performance dans la lignée des précédents concerts de cette artiste, une qualité sonore inédite, mais un concert en aveugle qui nous fit perdre une partie du spectacle.

Lors de la même séance, on enchaîne rapidement avec Laurent Dailleau, connu en tant que joueur de theremin, notamment croisé au sein de S.S.S. aux côtés de Cécile Babiole et Atau Tanaka.
Il est ce soir à l’orgue pour une prestation pour le moins étonnante. Tout doucement s’élève une texture grésillante, un grondement de basses incessant. Incessant au point de rester présent lors des 25 minutes que dura ce concert. Difficile de percevoir le moindre changement, mis à part quelques variations d’intensité. Une œuvre conceptuelle dont on passera complètement à côté !

Fabrice ALLARD
le 22/04/2013

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