Wilfrid Almendra : Matériologique

 date

du 26/03/2013 au 04/05/2013

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Wilfrid Almendra

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

 dans la même rubrique
du 11/11/2016 au 27/08/2017
Stéphane Thidet : Désert
(Abbaye de Maubuisson)
du 26/04/2017 au 14/08/2017
Walker Evans
(Centre Pompidou)
du 01/07/2017 au 20/08/2017
Laurent Pernot : Pas de Rose pour l’Infini
(Passage Sainte-Croix)
du 18/05/2017 au 23/07/2017
Kaye Donachie : Sous les nuages de ses paupières
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)

Toujours attachée aux jeunes créateurs français, la Fondation d’entreprise Ricard, au-delà de son prix annuel et de l’exposition qui l’accompagne, sait suivre les artistes qu’elle a pu, ainsi, mettre en lumière. L’invitation faite à Wilfrid Almendra s’inscrit dans cette perspective puisque le Choletais comptait parmi les sélectionnés du Prix Ricard en 2007 où il avait pu montrer une pièce mélangeant surface plane en acier et éléments colorés quasi-végétaux. Cette démarche se retrouve dans cette monographie dans laquelle il combine régulièrement ardoise, plâtre et végétations dans des œuvres imbriquant un agave dans un plan incliné (Grand Opus) ou un cyprès dans deux plans horizontaux parallèles (New Babylon. Échos évidents au mot-valise du titre de l’exposition, ces imbrications marquent par leur caractère décalé et libre, comme si le Français ne s’interdisait rien et cherchait principalement à s’amuser en associant ces matériaux.

Pour autant, au fil du parcours apparaît la volonté d’Almendra de mettre en place une matérialisation métonymique des maisons et de l’habitat en général. Ainsi peut-il solidifier, à l’aide de lambris et bétons, des plans masse d’architecte (série Killed In Action), socler des éléments de décoration comme on en trouve dans les jardins (While Waiting For The Revolution), recouvrir entièrement une pièce de pierres de lave, à la façon d’un patio chic (Ordos), ou encore réaliser des compositions à base de miroirs et verres, semblables à des vitraux (série Model Home). Tous ces composantes éclatées forment au total un ensemble qui, effectivement, parvient à figurer l’habitat tel que pourrait le faire l’architecte diplômé mais aussi comme pourrait l’envisager le bricoleur du dimanche, utilisant ce qu’il a sous la main sans véritable savoir-faire ou technicité.

François Bousquet
le 07/05/2013

À lire également

du 22/09/2009 au 07/11/2009
L’image cabrée
(Fondation d’entreprise)
du 13/09/2011 au 29/10/2011
The Seabass
(Fondation d’entreprise)
du 05/06/012 au 07/07/2012
Morgane Tschiember : (...)
(Fondation d’entreprise)
du 11/02/2011 au 26/03/2011
Éric Baudart : Avec (...)
(Fondation d’entreprise)