Oiseaux-Tempête / Temps Zéro

 date du concert

26/04/2013

 salle

Eglise Saint-Merry,
Paris

 tags

Eglise Saint-Merry / Frédéric D. Oberland / Gareth Davis / Oiseaux-Tempête

 liens

Frédéric D. Oberland
Gareth Davis
Oiseaux-Tempête

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Portés sur l’exploration de formes exigeantes et aventureuses, les Rendez-vous contemporains régulièrement proposé par l’Église Saint-Merry proposaient, en ce vendredi soir balayé par la pluie et le froid tombés rapidement sur la capitale, un double plateau musical et visuel. La soirée débuta par un court-métrage de Lorenzo Castore et Adam Cohen, portrait d’Ewa et Piotr, sœur et frère du troisième âge, vivant ensemble dans le même appartement de Cracovie. À la place du son du film, Christian Fennesz avait été convié à proposer un accompagnement, enregistrement qui nous convainquit nettement plus que No Peace Without War lui-même, court-métrage assez peu probant car trop convenu dans sa description d’un quotidien difficile.

Nouveau projet du très actif Frédéric D. Oberland, Oiseaux-Tempête voit le Français opérer à la guitare, aux côtés du fidèle Stéphane Pigneul, dévolu à la basse, et de Ben McConnell à la batterie et autres percussions. Avec ce trio, c’est sa veine post-rock contemplative qu’Oberland poursuit, choisissant de mettre en symbiose compositions musicales et travail visuel. Sous cet aspect, les vidéos de Stéphane C. étaient diffusées derrière les trois musiciens placés dans le chœur de l’église : suites de petites saynètes à la fois narratives et décalées, elles pouvaient néanmoins donner l’impression d’une désynchronisation pas très heureuse avec la musique. Partant, c’est sur cette dernière qu’on préféra se concentrer, appréciant les longs instrumentaux, savourant la vigueur épisodique du jeu de batterie ou la participation d’un grand Glockenspiel, goûtant la participation, dans la seconde moitié du concert, de Gareth Davis, venu donner une couleur plus free à l’ensemble grâce à sa clarinette basse.

Précisément, c’est le musicien anglais qui, après un entracte, officia aux côtés d’Éric Chenaux pour une séance d’improvisation dénommée Temps Zéro. Tandis que déroulaient des diaporamas de quelques épreuves d’une vingtaine de photographes, le Canadien et l’Anglais distillaient des interventions tout à fait dans la logique de ce qu’on peut attendre d’un tel schéma. Sans véritable lien, les images défilaient et les musiciens jouaient dans ce qui apparut alors comme relevant probablement davantage du dispositif. Alternant jeu free ou plus plaintif, Gareth Davis sut quand même nous toucher par cette modulation de son instrument alors qu’Éric Chenaux, dont on avait pu écouter avec satisfaction ses premiers disques sur Constellation, laissait aller sa guitare dans des contrées plus bluesées, à l’aide d’une pédale wah-wah, pour un résultat moins concluant.

François Bousquet
le 15/05/2013

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