Low / Mire Kay

 date du concert

07/05/2013

 salle

Maroquinerie,
Paris

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Low / Maroquinerie / Mire Kay

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Low
Maroquinerie
Mire Kay

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Tandis que nous avions un peu hésité avant d’aller voir Low à la Gaîté Lyrique il y a un an et demi et bien que le dernier album en date du groupe ne nous ait pas complètement convaincus, c’est sans atermoiement aucun que nous nous rendîmes à la Maroquinerie. En effet, l’emballement à l’issue de leur long concert de la fin 2011, le retour de la formation du Minnesota dans un lieu qui leur est cher (leur seul live officiel y a été enregistré) et la présence de Mire Kay en première partie constituèrent autant d’arguments pour que l’on prenne le chemin de la salle quasi-complète (et qui avait, fort heureusement, réussi à faire fonctionner ses climatisation et ventilation).

Formé sur les brisées d’Audrey (ce quatuor suédois dont nous avions tressé des louanges au milieu des années 2000 mais qui s’est sabordé depuis), Mire Kay permit de retrouver Victoria Skoglund à la guitare et Emelie Molin au violoncelle, soit deux des quatre membres d’Audrey. Musicalement, c’est donc sans surprise qu’on aboutit à un résultat assez proche (sortes de ballades slow-folk) même si la configuration de cette tournée, avec la présence des deux seuls instruments précités, conduisit à un ensemble plus pauvre que sur disque. Sans batterie, ni clavier, ni basse, ni seconde guitare, le dépouillement induit amena à être davantage attentif aux limites du duo : rythmique de la main droite de Victoria un peu répétitive, présence d’Emelie un rien trop discrète (qu’elle jouait en pizzicati ou à l’archet), compositions quasi-similaires. Demeurèrent néanmoins leurs timbres particuliers et leur capacité à les marier dans de belles harmonies vocales qui tendirent un pont vers le groupe opérant en tête d’affiche.

De fait, on le répète à chaque recension d’un concert de Low, la manière qu’ont Alan Sparhawk et Mimi Parker d’unir leurs voix, d’opérer l’un au chant, l’autre au contrechant (Canada) ou de s’occuper des vocalises quand l’autre se charge du chant principal constitue bien l’un des points forts du trio états-unien. Au sein d’un set dans lequel on put saluer une forme d’habileté à ne livrer aucun de ses récents « tubes » (ni Hatchet, ni Just Make It Stop), Low se fit probablement plus pertinent quand Mimi officiait au chant principal (So Blue, Especially Me, In Metal). Depuis quelques années, le couple est accompagné par Steve Garrington au clavier, mais surtout à la basse, dont les slides purent embellir Murderer et Sunflower, magnifiquement enchaînés dans une seconde moitié de set globalement plus concluante que la première.

Alors qu’à la Gaîté Lyrique, on avait pu stigmatiser quelques difficultés dans la mise en place de chaque morceau, on remarqua, cette fois-ci, un soin tout spécifique apporté aux introductions, avec quelques accords de clavier et interventions en nappes de la guitare d’Alan, propres à créer un tapis pouvant ensuite accueillir mélodies et chant (On My Own). Ne reniant pour autant pas ses titres plus enlevés (Monkey, Canada), le groupe sut en donner des versions plus sombres, comme trempées dans la suie, avant de terminer son concert, sans toutefois l’habituel appel aux demandes du public, par le formidable Last Snowstorm Of The Year et le profond I Hear… Goodnight.

François Bousquet
le 17/05/2013

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