Laissez-Moi Danser

 chorégraphe

Perrine Valli

Tamara Bacci

Marthe Krummenacher

 date

25/05/2013 et 26/05/2013

 salle

Chaufferie,
Saint-Denis

 appréciation
 tags

Chaufferie / Marthe Krummenacher / Perrine Valli / Tamara Bacci

 liens

Perrine Valli

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Après un passage solo avec Si dans cette chambre un ami attend…, Perrine Valli revient à une forme collégiale pour une pièce créée spécialement pour les Rencontres Internationales Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, forme de commande faite à la Franco-Suissesse par deux danseuses. Souhaitant s’interroger sur leur condition d’interprètes, Tamara Bacci (vue dans le spectacle Knockin’ on Heaven’s Door de Pascal Rambert) et Marthe Krummenacher ont, en effet, sollicité Perrine Valli pour servir de chorégraphe et d’inspiratrice pour un spectacle dans lequel les deux premières dansent tandis que la troisième parle.

Compte tenu du contexte créatif, on ne sera guère surpris de se trouver face à quelques passages confessionnels, lus par Perrine Valli, narrant épisodes convenus et attendus : volonté tenace de devenir danseuse dès l’enfance, disputes avec la figure maternelle à propos de ce choix de carrière, énumération des sacrifices réalisés « pour en arriver là » (liste évidemment reliée à la chanson de Dalida dont les paroles sont intégrées à la lecture). Pour illustrer ce texte, Tamara Bacci et Marthe Krummenacher procèdent par gestes itératifs, comme autant de tentatives avortées, d’essais non concluants et d’éternelles répétitions (alors que la chorégraphe ne cesse de dire « Recommence ! »).

Plutôt que ces moments assez prévisibles, donc (auxquels il convient d’ajouter le final où les trois jeunes femmes dansent sur le tube de Dalida qui donne son nom au spectacle, chargé du décorum idoine : boules à facettes, robe noire à paillettes), on saluera l’inventive confrontation de deux figures de la danseuse, qui se voit soit en muse dénudée, soit en super-héros capable de prouesses physiques. Très littéralement, l’une des deux jeunes femmes arbore donc plusieurs attributs féminins (escarpins, boa) tandis que l’autre est vêtue d’un déguisement, un peu ridicule, de Spider-Man. Opposées sur le plateau, ne s’unissant que rarement, ces deux personnages constituent néanmoins deux facettes probablement complémentaires venant façonner la psyché d’une danseuse.

Afin d’approcher également l’intérieur de ces interprètes, le spectacle débute d’ailleurs par la préparation psychologique décrite par Perrine Valli en voix off et représentée en direct sur le plateau : décomposition mentale des mouvements et préfiguration des os, muscles et articulations à solliciter. Si cette pénétration de l’esprit de la danseuse, de ses doutes et satisfactions ne s’avère pas toujours aussi tenue qu’espéré, le projet valait assurément le coup d’être entrepris.

François Bousquet
le 28/05/2013

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