Lara Almarcegui : Ivry Souterrain

 date

du 19/04/2013 au 23/06/2013

 salle

Crédac,
Ivry-sur-Seine

 appréciation
 tags

Crédac / Lara Almarcegui

 liens

Crédac

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(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
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Matériaux de construction, Dijon Centre Historique
(courtesy de l’artiste et Ellen De Bruijne, Amsterdam)

Comme à chaque fois (ou presque) qu’on visite une exposition du Crédac depuis que le centre d’art a déménagé, on est frappé par l’interaction entre la cité val-de-marnaise et les pièces proposées dans ces beaux espaces situés au troisième étage de la Manufacture des Œillets. Cette fois-ci encore, et peut-être de manière encore plus intelligible qu’à l’accoutumée, il s’agit pour l’artiste conviée de faire écho à la ville d’Ivry-sur-Seine, Lara Almarcegui ayant transposé ici l’un de ces procédés consistant à radiographier un ensemble urbain. Cette volonté peut la conduire à effectuer une recension des composantes utilisées pour l’édification de villes (sa série Matériaux de construction dont trois exemples - Sao Paulo, Lund et Dijon - sont exposés) ou bien à sonder le sous-sol citadin. Entre visite d’excavation en cours (sur le site du projet Ivry Confluences) et livre synthétisant les données sur ce monde souterrain (Ivry Souterrain), l’Espagnole utilise véritablement la ville qui l’accueille comme sujet d’étude.

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Photogramme extrait de Removing the Parket Floor (Retirer le parquet)
(courtesy de l’artiste et Ellen De Bruijne, Amsterdam)

Comme l’excavation nécessite d’ôter du sol de la terre, Almarcegui opère également par retrait, commandant qu’avant ses expositions, le sol (asphalte à Amsterdam, parquet à Vienne, pavés à Barcelone) de l’espace où seront disposées ses œuvres soit enlevé et reposé à l’identique, tel un puzzle défait et reconstitué aussitôt. Au-delà des lieux bâtis et muséaux, les surfaces moins nobles l’intéressent aussi, s’attachant aux terrains vagues en attente des constructions des Jeux Olympiques de Londres ou bien à un morceau de friche de Saragosse dont elle a obtenu qu’il demeure non aménagé. Ainsi placée à la lisière du politique (l’état naturel contre le construit), Lara Almarcegui bénéficie enfin d’une scénographie donnant un écho à son travail sur l’espace, jouant sur le vide entre les pièces, diffusant les vidéos au ras du sol et tendant quelques velums devant les baies vitrées pour que le spectateur, comme les participants à la visite de chantier évoquée précédemment, découvre progressivement la ville étendue devant ses yeux.

François Bousquet
le 13/06/2013

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