Gérald Petit : L’Entremise

 date

du 22/05/2013 au 06/07/2013

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Gérald Petit

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

 dans la même rubrique
du 19/01/2017 au 16/04/2017
Strange Days
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 06/01/2017 au 09/04/2017
Stéphane Duroy : Again And Again
(Le Bal)
du 20/01/2017 au 02/04/2017
Lola Gonzàlez : Rappelle-toi de la couleur des fraises
(Crédac)
du 24/01/2017 au 11/03/2017
Caroline Mesquita : The Ballad
(Fondation d’entreprise Ricard)
JPEG - 23.1 ko
Sans titre (Funny how I stopped loving you) et Sans titre (The picnic)
(courtesy Fondation d’Entreprise Ricard)

Attaché à la figure du couple (on se souvient avoir vu à l’Espace d’art contemporain de La Rochelle, mais non relaté ici car moyennement apprécié, une exposition intitulée Les Modifications tournant autour d’une rupture), Gérald Petit retrouve ce motif pour L’Entremise. Sur le plan formel également, le Français réactive un procédé qu’il affectionne : prendre une photographie, la froisser puis la scanner et exposer ce second tirage. Les lignes de pli, comme les marques et accrocs, se font alors apparents faisant naître un rapport tout à fait passionnant entre le fond et la forme : un paon voit ses plumes amplifiées (Sans Titre (Une Plume de Paon dont la Vengeance se décore)), l’étendue du lac se trouve fragmenté tel un miroir brisé (Sans Titre (Somewhere A Lake)), deux personnages sont séparés par les fractures et fissures ainsi générées (Sans Titre (The Picnic)).

JPEG - 16.3 ko
Un Soir Sans Fin 1
(courtesy Fondation d’Entreprise Ricard)

De même, la série Un Soir Sans Fin, huiles très sombres sur lesquelles on distingue à peine un trait pastel censé représenter des adolescents en soirée, marque par son caractère insaisissable, voire éphémère, là encore tout à fait idoine eu égard à son sujet. À l’inverse, les différentes peintures proposées peinent à intéresser, marquées par l’aspect kitsch de leur trait, démesurément naturaliste et trop parfait, par rapport aux imperfections qui parviennent à faire la qualité des travaux photographiques. En fin de parcours, une sculpture à cinq faces, sorte de petite pièce disposée au milieu de l’espace d’exposition, permet d’appréhender une autre partie de l’œuvre du Parisien bien qu’on y retrouve un lien avec les autres œuvres, l’une des faces étant constituée d’un miroir affublé d’une rayure horizontale sur toute sa longueur.

François Bousquet
le 19/06/2013

À lire également

du 24/01/2017 au 11/03/2017
Caroline Mesquita : (...)
(Fondation d’entreprise)
du 26/01/2016 au 09/03/2016
Fertile Lands
(Fondation d’entreprise)
du 10/09/2014 au 31/10/2014
L’époque, les humeurs, (...)
(Fondation d’entreprise)
du 22/01/2015 au 07/03/2015
Marcelline Delbecq : (...)
(Fondation d’entreprise)